Divorce : Carrie Bradshow, c’est fini !

CRITIQUE – Sarah Jessica Parker retrouve le chemin du petit écran avec Divorce (HBO). Loin du glamour et de la vie parfaite de ma mythique Carrie Bradshow.

L’unique point commun entre Divorce et Sex and The City, c’est Sarah Jessica Parker, l’inoubliable Carrie qui a donné des complexes et des envies irréelles à bien des femmes et adolescentes. J’avoue. Quand j’étais plus jeune, mon grand rêve était de ressembler à Carrie Bradshow. D’avoir le même appartement, les mêmes fringues, d’avoir mon Mister Big et la même capacité à courir en talons aiguilles. J’ai vite compris que ce n’était pas possible. Surtout courir avec des talons. À Paris, avec les pavés, c’est cheville foulée assurée.

Diffusé sur HBO, Divorce n’a rien à voir avec la série cultissime qui a décomplexé le sexe à la télévision, le sexe et la façon dont en parle les femmes. Surtout. C’était glamour, pétillant, snob parfois, surréaliste quelques fois, provocant souvent. Bref culte. Sex and The City était un conte de fée moderne avec le happy ending qui va bien. Divorce, c’est tout le contraire. C’est le lien amoureux qui s’étiole. L’amour qui meurt. Les noces qui se rompent. Frances n’aime plus Robert, son mari. Elle demande le divorce. Ce dernier découvre qu’elle le trompait très souvent et ce, depuis de nombreux mois. Entre eux, une guerre ouverte s’ouvre et tous les coups bas sont permis. Frances enchaîne les mauvaises décisions, Robert est ridicule de méchanceté gratuite. Et les deux s’embourbent dans une situation de plus en plus pitoyable.

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Sans Cosmo, avec des pyjamas

Dans l’histoire des couples de série, Frances et Robert sont sans doute les deux personnages les plus mal assortis. D’ailleurs, si on cherche du beau et du glamour, il faut passer son chemin. Les personnages ne sont pas beaux. Ils ne sont pas sexy. Pas de Cosmo entre copines. Les couleurs sont pales, les personnages assez fades dans l’ensemble. Littéralement. Ça ne fuse pas, ça ne pétille pas, Frances patauge dans la neige en chausson et pyjama. Et elle ne fait pas rêver. Certes, le sujet n’est pas là pour faire rêver : c’est une procédure de divorce. C’est une période douloureuse et on comprend qu’on ne peut pas prendre le sujet à la légère, même s’il y a quelques moments futiles et humoristiques dans la série. On aime les bras d’honneur aussi qui partent instinctivement.

À tour de rôle, on se prend d’empathie pour les deux personnages principaux aussi délurés, compliqués et mesquins l’un que l’autre. Mais ça ne dure qu’une minute. L’instant d’après on se demande comment ces deux-là se sont trouvés. Divorce, c’est tout le contraire de Sex and The City.  L’un faisait rêver. L’autre donne envie de vider une bouteille de vodka à jeun histoire d’être bourré plus vite. Ou de ne jamais se marier pour ne pas avoir à divorcer par la suite. C’est l’anti-conte de fée. Sans doute, les cinquantenaires se retrouveront plus dans Frances que les trentenaires dans Carrie Bradshow.


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