David Bowie en trois pochettes cultes

ART – Il y a un an tout juste, David Bowie nous quittait. En hommage à ce grand caméléon et à cette légende du rock, Rocknfool revient sur trois pochettes marquantes de sa très grande discographie.

La plus culte : Aladdin Sane

Elle est captivante. La pochette d’Aladdin Sane est sans aucun doute celle que l’on retient le plus dans la discographie de David Bowie. Dans un livre paru il y a deux ans, le fils du photographe, qui a immortalisé le chanteur sous les traits d’Aladdin Sane, raconte les coulisses du shooting et de la réalisation de cette pochette.

Sur la typographie de l’album, on observe une flamme au dessus de la lettre « i », clin d’œil au génie de la lampe d’Aladdin. Quand Bowie annonce le nom de son album (au départ « A Lad Insane »), Duffy comprend Aladdin Sane. L’éclair est une référence à Elvis Presley, l’idole de David Bowie, et The Templar’s of The Christian Brotherhood, la société secrète fondée par le King. Son logo ? Un éclair.

Les couleurs rouge et bleu ont été trouvées en observant un… cuiseur pour riz qui reposait dans la cuisine du studio photo, sur lequel il y avait un éclair rouge et bleu. Couleurs parfaites. Pour la goutte d’eau sortie de nulle part sur la clavicule, il s’agit de la patte du photographe Duffy. Un détail « sexuel » raconte-t-il, à cause de sa forme volontairement phallique.

La plus controversée : Diamond Dogs

C’est un détail qui choqua l’Amérique puritaine. Le pays qui a inventé le porno ne supportait pas de voir les organes génitaux… d’un chien. Sur la pochette originale de Diamond Dogs, David Bowie est peint par Guy Peellart, façon créature mythologique : mi-homme, mi-chien. Le bas du corps est celui de l’animal, et on y voyait clairement les parties génitales de l’être hybride. La pochette a dû être remplacée, le pénis entièrement effacé. Peu de copies de la pochette originale circulent, et elles s’arrachent à prix d’or pour les collectionneurs. Toutefois, dans les rééditions suivantes, c’est le dessin original que l’on retrouve.

La plus mystérieuse : Blackstar

C’est le dernier bijou qu’il nous a laissé avant de partir. La pochette de Blackstar a interloqué les fans, car c’est la première fois que l’on ne voit pas une image le représentant. Sur The Next Day, il y figure, même s’il est caché par l’énorme rectangle blanc. Pour le créateur de la pochette du vinyle, l’idée de l’étoile noire sur fond noir était au départ ennuyeuse. Cependant, lui et Bowie ont dissimulé des messages cachés. On sait déjà, qu’exposée aux rayons du soleil, l’étoile noire laisse apparaître une galaxie d’étoiles. Sous les rayons UV, l’étoile devient bleue, les branches des six étoiles dans le carnet de l’album indiquent l’âge de David Bowie au moment où il enregistrait Blackstar (69 ans).

On sait aussi que si tu regardes la pochette sous des angles différents, tu peux voir une étoile, un vaisseau, ou un oiseau sur un avion. Un fan a également découvert que deux pages du livret correctement associés dessinent la silhouette de David Bowie devant un parterre d’étoiles… Bref, Blackstar n’a pas fini de se dévoiler.

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