William Z. Villain, un premier album aux invocations vaudoues

PREMIER ALBUM – Chaleur et moiteur en plein mois de février.  William Z. Villain débarque avec son premier album éponyme. Attention, sortilège droit devant.

Le mec vient du Wisconsin, pose sur la pochette de son album avec son chat et fait pousser ses salades bio dans son jardin. Mais ne te fie pas trop à ce portrait, car sa musique en est l’exact opposé. En 10 chansons, William Z. Villain va plutôt te faire découvrir les rythmes endiablés d’une Nouvelle-Orléans mystérieuse qu’un hymne à la culture vegan version Midwest. Et c’est tant mieux, car en 2017, il va falloir batailler sévère pour ne pas voir son album relégué à côté des grandes sorties attendues. William Z. Villain a le mérite de sortir le premier album de l’année à nous faire très forte impression.

Musique et sorcellerie

Pour découvrir la magie de chacun des titres, il faut en passer par l’introduction et « Spike My Brain ». Et là, il va falloir placer toute ta confiance dans cet Américain qui te promet un voyage merveilleux, si tant est que tu acceptes de te laisser envoûter et de te perdre dans un dédale de rythmes, de vocalises aiguës, de chœurs psalmodiés. Si tes hanches et tes pieds remuent sans ton consentement quand retentit le chant des cigales, c’est que tu as sauté la barrière et que tu es prêt. Prêt pour tout ce qui t’attend.

Car beaucoup de choses t’attendent. À chaque titre son qualificatif : sensuel et caniculaire pour « Anybody Gonna Move », imprévisible pour « Tippy Tippy Top », barré pour « Clave », intrigant pour « No Friend Of Mine », dansant et cubain pour « Ef-Ta », santanesque pour « Break », caressant pour « Home ».

Her song, l’oeil du cyclone Villain

Le coup de cœur, lui, n’a pas changé depuis la première écoute. Le charme de « Her Song » nous plaque au fond de notre rocking-chair sur le porche d’une maison, le regard perdu entre les saules du bayou, et les oreilles toutes entières à écouter les cigales dans les hautes herbes. Et si on aurait bien vu ce titre comme clôture à ce voyage merveilleux, force est de reconnaître qu’il représente aussi une belle pause dans l’album.

Petit bonus : la version radio du single « Anybody Gonna Move » boucle ce premier disque, comme une promesse de l’entendre encore un bout de temps tourner dans ton esprit. Une invitation à revenir, souvent, écouter tout cela, et plonger encore.

William Z. Villain, sortie le 3 février 2017 (Normandeep Blues Records)
► En concert le 8 février à Amiens, le 9 février à Nancy, le 10 février à Annecy, le 11 février à Dijon, et le 12 février à La Maroquinerie à Paris.

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