The Amazons au Point Éphémère : démonstration énergique de rock ardent

LIVE REPORT – On savait qu’on allait passer une bonne soirée avec deux groupes émergents de la scène britannique : The Amazons et Pale Seas.

Après la Mécanique Ondulatoire, la première partie de Last Train au Bataclan, The Amazons revenaient une nouvelle fois à Paris. C’est au Point Éphémère que les quatre garçons ont déposé leurs malles pour leur avant-dernière date de tournée européenne. Du moins pour 2017. Pour les accompagner, on découvrait d’autres Anglais, Pale Seas qui, comme The Amazons ont sorti leur premier album Stargazing for Beginners cette année.

L’ambiance est tamisée et les regards incandescents de Jacob au chant et à la guitare parcourent la salle. L’une des caractéristiques principales de Pale Seas, pour ne pas dire la principale, c’est ce timbre de voix haut-perché, nasal, du chanteur. Tu vois Ryan Guldemond de Mother Mother ? Jacob et Ryan doivent être cousins éloignés. On entend du Smashing Pumpkins ou des intros à la Pixies, entre rock et pop-atmosphérique, Pale Seas sait y faire, bien que la batterie soit un peu lourde, et les réglages de la basse avalent à mon goût beaucoup des subtilités de leur musique ce soir-là. Quant à « Into the Night », ou « Someday »qui vient clôturer le court set du quatuor, on adore déjà.

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Fougueux amazones

Ils ont des petits yeux quand ils montent sur scène. Il faut dire qu’ils en ont des kilomètres dans les pattes et qu’il s’agit de leur avant-dernière date de tournée. Cela dit, ça n’empêche pas The Amazons de proposer un concert solide et dynamique au public parisien venu relativement nombreux au Point Éphémère.

Au menu, les titres de leur premier album éponyme, sorti en mai dernier. De « Burn My Eyes » à « Little Something » en passant par « Something in the Water » et « Stay With Me », les prestations sont bien délivrées, très fidèles à l’album. Dès la troisième chanson, les premiers rangs entament un « Happy birthday » à Matt, le frontman du groupe, presque gêné. Les autres membres du groupes rigolent bien lorsque qu’on lui apporte une couronne gonflable qu’il arbore en buvant du champagne au goulot. Rock on !

La formule est forcément très efficace comme 99% des groupes de rock britannique et les garçons savent parfaitement comment se mouvoir sur scène. Visuellement et musicalement, on ne s’ennuie pas une seconde. Cheveux qui volent, rifs accrocheurs (« In My Mind »), pont instrumental énergique (« Holly Roller »), chœurs à faire chantonner au public (« Junk Food Forever »), The Amazons ne sont plus des débutants. On apprécie la version deux en un de « Black Magic » et « Millions », mais surtout, on est ravies de finalement entendre « Palace », en guitare acoustique-voix pour la première chanson du bis. « On a essayé de la jouer de 5 ou 6 façons différentes, avec une batterie électronique, en full-band, à la guitare acoustique… mais ce qui marchait toujours mieux c’était Matt au piano. C’était plus honnête » me disait Elliot en juin dernier. « C’est aussi la chanson qui permettait de montrer que l’on avait plusieurs facettes (…) qu’on n’est pas qu’un groupe de rock qui joue fort » ajoutait Joe.

Non, définitivement, The Amazons n’est pas qu’un groupe de rock qui joue fort. C’est un groupe fougueux, qui en veut. Et qui en a.

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Photos : Emma Shindo

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