All You Need Is Me : la mini-série qui t’emmène dans les valises d’un rock band

SÉRIE – On s’est laissé happer par « All You Need Is Me », la nouvelle mini-série de STUDIO + qui suit les péripéties d’un groupe londonien à Los Angeles.

Dans le format mini-série, on a regardé cette semaine les 10 épisodes de All You Need Is Me, création originale de STUDIO +, réalisée par Simon Aboud. All You Need Is Me suit le décollage de carrière de Flynn Six, jeune groupe de rock anglais, qui signe son premier contrat avec Capitol à Los Angeles. Des pubs miteux de Camden, aux premières parties d’Arcade Fire, la websérie dévoile les coulisses et les entrailles de l’industrie musicale avec humour et un certain cynisme.

De Camden à L.A.

C’est à Londres qu’on rencontre Stephen (Peter Gadiot de Queen of the South), Johnny (Toby Sebastian aka Toby Martell dans Game of Thrones), Phil (Sebastian Gregory) et David (Willem Van Der Vegt). Leur manager Chris leur a booké une tournée des pubs et ils sont accompagnés d’un batteur provisoire relou. Chris n’est pas mauvais, mais il est un peu feignant. Flynn Six est assez connu – dans les pubs londoniens, mais pas plus. C’est Stephen la tête pensante du groupe, guitariste et chanteur, celui qui réfléchit et écrit pour les autres. Johnny est le deuxième chanteur, beau-goss arrogant, bad-boy et roi de tous les excès. David est le bassiste passif. Phil, enfin, est le pote qui est là pour aider mais ne sait jouer d’aucun instrument. Ils seront rejoint par Lance, le batteur californien en débardeur-bonnet.

De l’autre côté de l’Atlantique, la série suit Stacey (Guerin Piercy), directrice de label ayant perdu son artiste phare, qui se doit de revenir dans le game et propulser un groupe aux États-Unis. Quoi de mieux qu’un rock band londonien ? Leur CD traînait sur le bureau d’un collègue, elle les fait venir à Los Angeles, les garçons sont aux anges, ils découvrent LA ville de l’industrie musicale et se laissent vivre d’amour et d’eau fraîche. De leur photoshoot, au choix d’un nouveau batteur en passant par leur premier plateau télé, All You Need Is Me nous lève le voile sur l’ascension périlleuse, d’un groupe parmi des milliers.

On adore l’épisode qui montrent les séances d’interviews, avec les questions habituelles et stupides « d’où vient le nom du groupe ? », « pourquoi tel pays vous aime ? » et le classique « quelles sont vos influences ? ». Ce à quoi Stephen répond : « The Clash, The Kinks, The Stones… en gros, n’importe quel groupe dont le nom commence par The ». Génial ! Sans parler de la scène des Illuminati avec Elvis Costello, sans doute l’une des meilleures de la série. Les apparitions de Carl Barât, James Corden et Pete Wentz n’apportent pas vraiment de valeur ajoutée. En revanche, on entend par moments en fond, et avec grand plaisir, Billie Eilish, Palace, Spring King ou encore Twin Peaks. C’est fort agréable.

Clichés et réalités

Au-delà des étapes bâtissant la carrière, et le début de célébrité de Flynn Six, All You Need Is Me qui tient son titre de la chanson de Morrissey dénonce avec ironie et cynisme un tas de clichés/vérités du monde de la musique. Les échanges de bons procédés contre des places de concert, les blagues sur les batteurs, les relations de haine entre directeurs de projet qui se tirent dans les pattes, la vie dans le tourbus et les règles établies entre les membres (ne jamais ramener sa copine en tournée), les différences de traitements entre les têtes d’affiche et les premières parties, les problèmes de visa, les vidéos virales… sans oublier l’alcool, la drogue et les meufs, le béaba du rock. On a presque pas le temps de se délecter des ratés et des petites victoires de Flynn Six tant le rythme est rapide. Et oui, 10 minutes c’est court, mais tel est le format de cette petite série qui nous laisse sur notre faim.

All You Need Is Me, sortie le vendredi 24 novembre, disponible en exclusivité sur l’application STUDIO + (le premier mois est gratuit, puis passe à 2.99€).

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