The Voice : les auditions à l’aveugle, c’est « toujours pareil »

RÉCAP’ – Les auditions à l’aveugle se poursuivent dans The Voice saison 7. Deux coups de cœur seulement dans cette émission beaucoup trop longue.

Oui, on continue à regarder The Voice car oui, comme le jury, on a toujours l’espoir de tomber sur une voix de dingue, ou plutôt plus qu’une voix, un artiste stupéfiant. Ça peut arriver, on y croit toujours. Mais pour trouver la perle rare, il faut creuser profondément et souvent très longuement. Parfois sans fin. Patience et longueur font mieux que force ni que rage comme dit le proverbe. C’est ce qu’on a essayé de se répéter tout au long de la soirée pour avoir la force d’aller jusqu’au bout de ces 1h50 d’émission.

Clichés vous avez dit clichés ?

Allez, on est parti pour les auditions à l’aveugle épisode 3. Ça commence à faire long, mais TF1 aime bien faire durer le non-suspense. « Au fond de moi, j’ai toujours voulu chanter, ça a commencé avec mon père (…) mon rêve c’est de vivre de la scène ». Prends toi du Œdipe dès la première minute et du cliché, on n’est plus à ça près. C’est Mélodie Pastor qui ouvre le bal avec une reprise des Clash où l’anglais est parti en vacances et où toutes ses phrases se finissent par un décrochement suraigu de voix. Plutôt désagréable. Il va sans dire que j’avais mal aux oreillettes des coachs. « Ça chante bien mais c’est toujours pareil », commente Zazie, lucide. « Y en avait tellement que ça m’a fait un peu peur », ajoute Pagny d’un rire jaune. Pourtant, Mika et Obispo se retournent. « Sur les Clash je peux me laisser aller, sans me poser de questions », avoue Mélodie. Nous, on s’en serait un peu posé, mais bon…

8 minutes et 30 secondes, j’en ai déjà marre… Au tour de Sherley, 19 ans, qui elle, aime les artistes morts. Œdipe n’est jamais loin, car le Papa de Sherley pleure en complimentant sa fille qui « lui donne des émotions ». Sherley chante « Comme un boomerang » de Gainsbourg, gestuellemment parlant c’est du Slon de la Nouvelle Star, au niveau fringues c’est du Morticia. Musicalement c’est du Cœur de Pirate un peu écorché.  Zazie souligne le côté « comédienne », et « dark side » de la performance. Mika lui développe sa pensée : « je ne sais pas pourquoi, mais je t’adore ». Sherley choisit Mika. Logique ?

Du sang dans les tympans

La suite c’est du sang dans mes oreilles. Une reprise bien Johnny de « Way Down We Go » de Kaleo par Timothée avec des tremolos mal contrôlés dans la voix, des faussetés et des cris. Aucun coach ne se retourne. Raffi Arto a 16 ans, et il fait du rock. Alors que ses copains écoutent « Johnny Bieber et Rihanna » selon Nikos très au fait de la réalité, Raffi lui chante « Proud Mary ».  Il joue très bien du piano, mais niveau voix, je ne suis pas séduite, c’est encore jeune. Comme d’hab, Mika et Obispo se retournent. Au tour de Tiphaine 21 ans, qui veut « chanter en étant moi », elle qui fait du cabaret dans sa vraie vie. Elle s’essaie à la reprise de « I Don’t Wanna Live Forever » en mode London Grammar du pauvre. Ça partait plutôt bien, mais les « ohohoho » étaient de trop. Pas grave, Mika se retourne au dernier moment.

Karolyn, elle, fait une surprise à sa maman, fan de l’émission (oh, salut Électre !). Elle chante « Wild Thoughts » avec un timbre de voix cassé. Elle a un peu de mal au début de sa performance mais se rattrape par la suite. On se dit que ce n’est sûrement pas le meilleur choix de chanson pour elle. Elle choisit pourtant Florent Pagny qui dans mes souvenirs n’a jamais eu de très bons goûts pour ses candidats. Zazie qui a décidé de se retourner dès qu’il y a une voix féminine se prend encore un beau zef. Ritchy chante « Baby Can I Hold You » de Tracy Chapman. J’ai l’impression d’écouter Nostalgie sur la route du camping, avec l’instrumentalisation ultra rétro de la chanson. Ritchy est timide maladif, mais il chante juste. Cela dit, on ne voit pas comment ce candidat de Wallis et Futuna irait bien loin niveau marketing. Objectivement, on ne voit pas. Ritchy choisit Obispo.

La tempête avant l’accalmie

Œdipe is back in the game avec Selia de Strasbourg, pour qui la musique est venue avec son père, chanteur de chœur et pasteur. Plutôt que de buguer sur le fait que Selia va chanter « L’Histoire de la vie », je retiens « For My Help » de Hayden Calnin dans le magnéto. JE DIS OUI. Surtout si on tient en compte l’intro de Half Moon Run, quelques magnétos avant. Pour Selia, c’est un non pour moi. Reprendre du Disney dans un concours de chant, ce n’est pas possible, la crédibilité en prend un coup. Aucun coach ne veut d’ailleurs prendre le risque. « Ce n’est pas forcément un choix de chanson génial, c’est connoté », explique Zazie. Dans un coin de ma tête, j’imagine Timon et Pumbaa hocher de la tête en mode » yes sister ».

« The Voice ça fait des années que je refuse » commence Demi-Mondaine de Montreuil. Mais son fils a eu raison de sa résolution. On lui en sait gré. Elle interprète « Baby Did A Bad Thing » de Chris Isaak version rock sexy qui démange de la boots. Les quatre coachs se retournent. Enfin, Zazie récupère une fille (et quelle fille) dans son équipe. C’est loin d’être le cas de Léonard (une femme hein) qui galère bien avec le tempo de « L’Amour en solitaire » de Juliette Armanet. C’est sûr, des double-croches c’est si difficile de se caler dessus… Le timbre faussement désinvolte et nasillard m’agace prodigieusement. Pauvre Juliette Armanet. Äko s’essaie à « The Rapper’s Delight » sans succès contrairement à Abdel, sosie de Xavier Dolan, et ses vibratos mal de mer qui reprend « I’m Kissing You » de Des’Ree avec de belles fausses notes qui plaisent bien à Florent Pagny. On va se coucher avec la très belle Lilya, venue du Maroc, qui reprend de sa voix très claire « Les Feuilles mortes » en piano-voix. Superbe, j’en avais des frissons. Enfin !

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