Soirée chanson électro au Centre Pompidou avec Malik Djoudi, Vale Poher et Titus d’Enfer

LIVE REPORT – Vendredi soir la grande salle de spectacle du Centre Pompidou accueillait trois artistes de la scène électro française : Titus d’Enfer, Vale Poher et Malik Djoudi.

Au Centre Pompidou, on peut voir de la sculpture, de la peinture, du collage et toutes les autres formes d’arts plastiques, mais aussi des films et même des concerts. Vendredi soir, la grande salle de spectacle du Centre Pompidou était quasiment pleine pour accueillir la jeune scène française de chanson électro. Au programme de la soirée, Titus d’Enfer, Vale Poher et Malik Djoudi.

L’étonnant Titus d’Enfer

C’est Titus d’Enfer, revisitant en solitaire la Cène derrière sa grande table rouge, qui ouvre la soirée. Lorsque les lumières s’éteignent, il apparaît le sourire espiègle, et lance ses premiers samples. La musique se prête au lieu à merveille, contemporaine, conceptuelle, pas toujours très lisible mais faisant naître le débat. Sa voix, aiguë, de tête, ne semble pas être prise au sérieux par l’artiste lui-même. Titus d’Enfer fait le show, courant vers le public sagement assis sur les gradins, invitant un spectateur à l’assister sur un morceau, recevant une rose d’une petite fille, interrompant ses pistes pour préciser au public qu’il doit être attentif pour le refrain qui suit. On retiendra surtout le dernier morceau, « Honey ». Il ne fera pas l’unanimité auprès du public ce soir, mais il aura au moins su faire parler de lui et questionner l’idée de musique… ou d’anti-musique.

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Titus d'Enfer

Vale Poher, douce et sombre

Vale Poher, accompagnée d’une percussionniste électronique, prend la suite de la soirée. Jouant les titres de son premier album, Pacific Peplum sorti novembre 2017, elle parvient à faire se lever et danser le premier rang, déjà conquis. Elle chante en français les histoires d’amour (« Synchrone », « Péplum »)) et le monde contemporain, (« Splendeur aléatoire », « la correspondance »). Elle revisite le titre d’Alain Souchon, « Ultra-moderne solitude » avec brio et laisse flotter dans la salle une ambiance apaisée.

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Le spectacle son et lumière de Malik Djoudi

C’est avec « Peur de rien » que Malik Djoudi monte sur scène et clore la soirée. Accompagné de son  fidèle bassiste, il a dans son dos une guitare électrique et devant eux, des pads et claviers, pour lancer pistes, rythmes et samples. On sent que le set est travaillé. Les lumières spectaculaires donnent aux titres grandeur et intensité. Sur « Cinéma », c’est un effet stroboscope, sur d’autres une lumière sombre rouge et parfois des colonnes de lumière blanche se croisent éclairant dans la pénombre leurs visages concentrés. À l’écoute, le public n’est pas en reste. La voix aiguë de Malik Djoudi est douce et pénétrante. On l’aime particulièrement sur « Sous garantie ». Elle se fait aussi percutante et rythmique, notamment sur « The American ». Les deux garçons parviennent à faire hocher les têtes du public attentif.

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