On y était : sur la planète « Owlle »

Hiboo d'Live par Rod Maurice

Owlle, avec ses cheveux rouges, ses boots pailletées aux vertigineux  talons et son clavier on ne sait pas trop de quelle planète elle arrive. Mais, ce qu’on sait en tout cas c’est qu’on l’aime bien sa planète. Pendant une demi-heure elle nous y a emmené. C’était le 6 décembre, c’était à l‘International, et la seule chose qu’on regrette c’est que son concert soit si court !

Souvenez-vous. Owlle, nous l’avions découvert aux Trois Baudets, pendant la carte blanche des Twin Twin. Mon irrésistible envie de liquide m’avait empêché de voir son très court set. Je m’étais jurée de revoir cette demoiselle. L’occasion se présentant, hors de question de louper ça. Et on nous avait prévenu : ce soir « tout le monde sera là ». Nous aussi donc nous étions là. Et, parole de nous : l’International était vraiment bien plein. Tant mieux parce que cette jeune femme de 23 ans mérite d’être connue. Owlle c’est d’abord une voix particulière : elle vous glace d’abord et vous marque ensuite. Surtout on ne l’oublie pas cette voix : profonde, gracieuse et puissante.

Et puis, autre fait marquant : Owlle ne manie pas d’instruments, mais des sons et des sonorités sur un omnichord.  Oui, En parfaite magicienne de l’éléctro, France de son vrai prénom instaure au sein de l’International une atmosphère particulière. « Ca m’évoque l’espace, les étoiles, les galaxies » dixit L. Le fait est que l’univers d’Owlle est indéfinissable, entre du Björk et du Massive Attack. Sa musique nous fait planer , sa voix nous embarque direction la planète Owlle. Tout au long de sa prestation, la même émotion persiste, mélancolique presque désespérée parfois, mais c’est là toute la beauté de son univers.

La première fois qu’on a entendu la jeune femme, elle se présentait seule sur scène. C’est désormais en compagnie de Richard (tantôt au clavier, tantôt à la guitare) qu’elle assure son set. Et pour le coup, ce soir-là ILS ont assuré. D’ailleurs le public présent en re-demandera encore à la fin. Pour le plus grand plaisir de nos oreilles, elle rejouera Free avec s’il vous plait un public reprenant le refrain en chœur.

Nous, nous avons deux regrets. Le premier : c’était définitivement trop court. Le second : j’ai oublié mon appareil photo. Ce n’est que partie remise, la belle sera de nouveau en concert vendredi prochain à l’Ogresse. Oh, et bien nous sera là aussi !

Swann

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