Dr Jack and Mister White !

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Jack White est fou. De cette folie qui engendre le génie. Guitariste de légende de son vivant, multi-instrumentaliste, réussissant systématiquement toutes ses collaborations, gagnant des millions mais avec l’air pseudo-désinvolte de celui qui ne respire que pour l’amour de la musique, de sa création parfaite et artisanale. Mais il est fou donc, et fait aussi souvent la une de la presse musicale (sous-entendu sérieuse) que celles des torchons people pour ses aventures amoureuses mystérieuses, incestueuses mais en fait non-c’est-pas-ma-sœur-c’est-bien-ma-femme-Meg, fêtant son divorce d’avec Karen Elson avec autant de flonflons que son mariage et surtout insultant et proférant des délires paranoïaques à l’encontre des Black Keys à la sortie de l’école de leurs gosses… Dr Jack ès-rock’n roll, Mister White le schyzo…

Or, les susmentionnés traitres et tristement vendus sur l’autel de la coolitude bankable soupe radiophonique Black Keys (p****n mais jamais je n’aurais cru écrire ça un jour…) ne sont plus un groupe de rock… Et Mister White en revanche enfonce le clou et devient la preuve vivante que OUI, on peut faire du rock, toujours et encore mais pourtant différemment, authentiquement, de manière innovante, et absolument admirable. Donc tant pis si tu es fou et bizarre Jack: you’re the King.

Je vous passe les aspects techniques de la réalisation de cet album, le titre enregistré le plus rapidement et autre record Guinness, chez Rocknfool nous sommes de toutes petites geekettes, mais de grandes amoureuses musicales, qui écoutons les mélodies et paroles avec nos oreilles certes (sic) mais surtout avec nos tripes et à l’idéal avec nos ovaires. Ce nouvel album Lazaretto (rien que le nom !) parle à tous ces morceaux de nous à la fois ! ça ressemble à du Jack White dès la première stridence de guitare de « Three Women » jusqu’aux dernières notes de piano dissonant de « Want and Able », en se permettant un « High Ball Stepper » totalement instrumental génialissime au milieu. Jack fait la part belle au Sud, encore un peu plus que sur Blunderbuss, on peut tout à fait l’imaginer sur scène dans le costume ci-dessus, entonnant l’hymne country cow-boy « Just One Drink ». Cet album pue Nashville, ses « folks » porteurs de Stetson, ses enseignes lumineuses kitschs, ses bateaux avec roue à aube, ses corbacks crevards, le tout bercé par la chaleur des violons et la sirène de la guitare country…

Mais au cas où cela pourrait nous lasser il nous balance certes le terrifiant et séduisant « Lazaretto » mais aussi un autre cocktail Jack White Typical: « That Black Bat Licorice », comment ne pas penser à « Cut Like a Buffalo »? Comme à son habitude l’étrange Monsieur Jack est entourée de chœur féminin, ou alors donne raison à mes histoires de schyzophrénie en se chargeant lui-même de toutes les harmonies. Et c’est parfait ainsi. Il ressort d’ailleurs un sentiment globalement heureux de cet album, plus mélodieux que par le passé, plus accessible diront peut-être les détracteurs pro Dead Weather. Peu importe, Jack White est de loin le génie rock le plus prolifique de ces dernières années et va continuer à l’être, toujours lui mais jamais le même. Longue vie à vous et votre folie Dr Jack et Mister White…

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