On y était : Clara Luciani + Bengale au Point Éphémère

Bengale organisait hier soir la release party de son premier album Jetaimemonamourlavieestbelle (sorti le 10 juin chez Volumes Records) au Point Éphémère et invitait Clara Luciani pour ouvrir la soirée. Une soirée placée sous le signe du renouveau de la chanson française, d’abord sombre et envoûtante puis sucrée et malicieuse.

Fidèle à elle-même, Clara Luciani reste sobre et élégante le temps d’un court set. Venue seule avec sa guitare à la réverb mystique, elle parvient sans peine à capter un public encore discret. Sa voix sombre parfois plongeant dans les graves parfois s’envolant vers les aigus fascine. Ses mots sont emprunts d’émotion, elle chante la poésie des amours contrariées. « Monstre d’amour », rapidement suivi par « Bovary » – les deux titres postés récemment sur youtube – débute la soirée. Les quelques autres morceaux encore tenus secrets des internets, qui apparaîtront sur l’EP à venir, balancent tantôt vers le rock ténébreux tantôt vers la douce ballade, mais sont tous aussi captivants les uns que les autres.

À LIRE AUSSI >> On y était : Alma Forrer + Clara Luciani + Palatine… à la Maroquinerie

Bengale, les vedettes de la soirée prennent la suite en réservant quelques surprises au public enthousiaste et chaleureux. Le quintet fait le show, mobile sur scène, s’adressant à la foule, jusqu’à l’explosion instrumentale qui conclut le titre « Açores ». Bengale est complet, autant à l’aise dans la pop, le rap (notamment « Suburb »), la chanson (« Dernier tramway »), l’électro ou même le disco – à l’instar de ces boules à facettes qui ornent leur généreuse poitrine. Derrière ses riffs enlevés et ses rythmiques sautillantes, le groupe raconte des histoires tragiques : les inégalités, le capitalisme, les problèmes générationnels,… Le message passe toujours mieux lorsqu’il est ensoleillé.

 

Advertisements

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.