On a écouté : « Shapeshifter », 1er album atmosphérique de Ian Sweet

Passés par la maintenant obligatoire étape des EP, le groupe Ian Sweet sort aujourd’hui Shapeshifter, leur premier long et très bon album.

Ian Sweet, c’est au départ Jilian Medford, une songwriter de Boston. Dans ses années fac, elle pond des démos en pagaille avec les moyens du bord : une guitare et un laptop. Les besoins d’un accompagnement en tournée se faisant sentir, voilà qu’elle est rejointe par Tim Cheney à la batterie et Damien Scalise à la basse.  Et voilà Ian Sweet, en trio, maintenant basé à Brooklyn.Ian Sweet - Shapeshifter

Tu as envie de retrouver le sens des mots alternatif et indépendant ? Tu aimes les albums introspectifs mais musicalement lumineux ? Tu as besoin d’un album de fin de nuit mouvementée, pour te calmer en douceur ? Alors cet album est fait pour toi. Pour être totalement honnête, on n’avait pas été dans cet état depuis la performance solo d’Alex Turner pour le film Submarine.

Ian Sweet, entre obsession nostalgique et rêverie désabusée

Rien que la structure de l’album est intéressante : « Prime Marker » et « Prime Marker 2 » sont les 2 parenthèses éthérées qui encadrent 8 chansons bien plus rock mais tout aussi personnelles. En plein milieu, la jolie « Shapeshifter ». Seule chanson à avoir été écrite et enregistrée selon les vieilles habitudes de Medford, c’est-à-dire en solo, en une prise. Et entre tout cela, le réel trio qui s’exprime en totale symbiose.

Ce qu’on aime particulièrement, aussi, c’est la nostalgie qui se dégage de cet album. Distorsion et réverbération y sont pour beaucoup. Mais les guitares et la texture de voix y participent tout autant. Il n’y a qu’à écouter « Knife Knowing You » pour s’en convaincre. Et même dans la plus noisy « Cactus Couch », de presque 6 minutes, Ian Sweet parviennent à nous plonger dans les états d’âme d’une chanteuse qui nous parlent droit au cœur. “There is nothing wrong with me, but everything is wrong with me, everything is wrong with me.” Tout le paradoxe est là : des paroles en fait bien plus sombres que leur musique, Medford ayant écrit sous l’effet de la dépression et à la sortie d’une relation abusive.

Tout ce qu’on espère maintenant, c’est les voir débarquer en France bien vite, et en attendant, on se console en regardant en boucle le tout nouveau clip de « All Skaters Go To Heaven ».

► Shapeshifter, sortie le 9 septembre 2016 (Hardly Art Records)

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