Leonard Cohen : un dernier album et puis s’en va (au ciel)

ADIEU – Leonard Cohen s’est éteint cette semaine à l’âge de 82 ans. Le troubadour montréalais venait de sortir un album crépusculaire qui s’avère être son testament.

« C’est avec une profonde tristesse que nous informons du décès du poète, compositeur et artiste légendaire Leonard Cohen. Nous avons perdu l’un des visionnaires les plus prolifiques et respectés du monde de la musique« . Nous sommes le 11 novembre 2016, vers 2h00 (heure française) du matin, c’est avec ce message posté sur Facebook par l’agent de Leonard Cohen que l’on apprend la disparition de l’un des plus grands poètes et troubadour du XXe siècle. Il avait 82 ans.

Et, il avait prévenu. Il l’avait dit dans son dernier album, You Want It Darker, sorti au mois d’octobre qu’il s’apprêtait à quitter la table. À rejoindre le Seigneur. Son album était sombre, solennel, religieux. Sa voix plus attaquée que jamais. L’ambiance plus pesante et crépusculaire que jamais. Et surtout, c’était prophétique. Leonard Cohen est parti. Comme beaucoup trop de légendaires musiciens cette année. Je n’ai pas encore fait le deuil de David Bowie. Je n’arrive toujours pas à écouter Blackstar depuis le mois de janvier. Je n’avais jamais fini la chronique, d’ailleurs. Leonard Cohen est parti de la même manière. En nous préparant en douceur à l’idée qu’il n’avait plus vingt ans et qu’il allait rendre les armes. « Je suis prêt, Seigneur ». Il l’avait d’abord dit en interview, puis dans ses chansons. Il est parti en laissant un magnifique album et un trou que l’on va avoir du mal à combler. Une voix particulière et unique, un artiste à part entière : un poète, un écrivain, un musicien. Une légende.

Leonard Cohen était un esprit prolifique. 14 albums, plusieurs distinctions et des milliers de chansons. Environ 1500 titres de sa discographie ont déjà été repris par les plus grands : de Jeff Buckley à Johnny Cash en passant par Joan Baez et Bob Dylan, son ami, son alter ego. Son double. Quand lui est sombre et mystique. Quand Dylan se produit dans des immenses salles, Cohen se tente de se cacher. Il avait horreur de la scène. Quand Dylan joue les engagés et les enragés, le Canadien écrit l’amour, la mort, la rédemption, le sexe et la religion. L’un reste, l’autre s’en va. Mais il nous laisse un catalogue de ritournelles qui resteront éternelles. C’est ce qu’il voulait, être éternel. C’est mission réussie, Monsieur Cohen.

Étant incapable de choisir une chanson de Leonard Cohen, voici quelques unes de mes favorites :

Winter Lady

Everybody Know

Famous Blues Raincoat

Dance Me To The End Of Love

The Partisan

Bird On The Wire

I’m Your Man

Hey, That’s No Way to Say Goodbye

Hallelujah

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