Finale des Francouvertes 2018 : LaF (logiquement) couronnés grands gagnants

LIVE REPORT – Après plusieurs semaines de concours, la 22e édition des Francouvertes a couronné LaF grand gagnant de la 22e édition du tremplin.

L’éclectisme est définitivement le mot clé de cette finale 2018. Affichés sur le billboard du Club Soda : Lou-Adriane Cassidy, LaF et Crabe. Du folk-pop, du rap et du punk. On ne peut pas faire plus varié.

Le parterre du Club Soda a été rempli de chaises et de tables. On retrouve l’ambiance cabaret assez familiale du beau Lion d’Or dans lequel se sont déroulés les préliminaires et les demi-finales du tremplin. Le public ressemble aussi à l’affiche : de tous les horizons et toutes les tendances vestimentaires.

Pour débuter en beauté, Tire le Coyote (accompagné de son acolyte guitariste de toujours Shampoing) et Klô Pelgag revenue fraîchement d’Europe viennent interpréter chansons chansons tirées de leur deux répertoires. Ils ont, pour l’occasion, travaillé en duo « Jeu Vidéo », une originale version folk francisée de « Video Games » (Lana Del Rey).

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Lou-Adriane Cassidy : les blagues et la voix de velours

Mais il est temps de passer au coeur du concours avec Lou-Adriane Cassidy, l’unique rescapée féminine en finale. Pour sa troisième performance aux Francouvertes, la jeune femme a encore gagné en assurance. Mais heureusement elle n’a pas perdu de son panache et son humour.

Accompagnée de ses quatre musiciens, elle propose un set bien calibré et très propre alternant titres pop et ballades folk. Bien sûr, on aime toujours autant « La Petite Mort » et « Ça va ça va », son premier single écrit par Philémon Cimon, qui vient clôturer son set efficacement.

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LaF : les grimaces et les supporters

Les deuxième finaliste à s’élancer sur la scène sont les grands chouchous du concours. LaF s’est en effet placé en première place lors des préliminaires puis lors des demi-finales. Ils finiront logiquement premier de la finale. C’était attendu. C’est aussi, sans nul doute, le groupe aux fans les plus véhéments. Les cris qui précèdent leur entrée sont dignes d’une arène à quelques minutes d’un combat.

À quatre sur scène, le collectif montréalais fait le show et fait montre d’une énergie sans pareil. La formule de trois rappeurs/chanteur + un beatmaker fonctionne bien. Ça gesticule de part et d’autre, ça saute, ça pose, ça grimace et visiblement ça s’enjaille bien comme il faut (surtout au balcon). J’avouerai ne toujours pas avoir compris 90% des paroles, mais qui les écoute encore ?

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CRABE : la perceuse et le pogo

C’est le duo CRABE qui a pour mission de conclure la soirée. On peut apercevoir un mouvement de fans chevelus vers la scène tandis que Gabriel (batterie) et Mertin (guitare, chant) entrent finalement en piste. Il y a beaucoup de choses dans cette formule de punk rock, décomplexée de toutes normes (et limites). Le duo prend son pied, entre séquences instrumentales titanesques et test de nouvelle chanson (« Festival »).

CRABE ose tout. Notamment le perçage live d’une guitare vert fluo, sacrifiée sur l’hôtel de la raison. Ce qui n’est pas pour déplaire aux adeptes du « crabisme », pogotant tranquillement devant leurs gourous. Une danse chamanique qui me fera partager avec une dame à l’étage, plus concentrée sur le pogo que sur Crabe, un bon fou rire. High five à elle.

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Photos : Emma Shindo

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