Balthazar au Café Campus : levons nos verres au groupe le plus hot du moment

LIVE REPORT – Cela faisait quatre ans que Balthazar n’avait pas fait étape à Montréal. A l’occasion de la sortie de leur dernier album « Fever », le groupe belge a affiché sold out au Café Campus.

Sold out est écrit sur la 1re porte. Sold out sur la 2e. Le concert de Balthazar au Café Campus est complet de chez complet ce vendredi soir. Annoncés à peine un mois plus tôt, les Belges ont réussi à attirer et rassembler leur public à Montréal (pas mal d’Européens, tu te doutes).

Au changement de set, des bières sont installées à chaque pied de micro. On est Belge ou on ne l’est pas. Le concert débute aux alentours des 21h. Le groupe désormais 100% masculin (suite au départ de Patricia) débarque bien sappé sur scène après une intro westernisé de « Fever ».

Regroupé à quatre sur le devant de la scène, la batterie de côté derrière, le groupe ne doit plus être si habitué à se retrouver sur de petites scènes, nez à nez avec le public. Cela dit, cette proximité créé petit à petit une relation fusionnelle avec la salle. Les corps commencent à se mouvoir, et se trémousser au fil des titres, « Roller Coaster » puis « The Boatman ». Arrivé à « Wrong Vibration », difficile de ne plus retenir ses moves de hanche.

Malgré un petit souci technique de clavier qui passe inaperçu, les Belges continuent leur set, maracas dans les mains. Un solo de trombone à la reverb’ de fou finit de nous convaincre que la fête est bel et bien lancée (« Grapefruit »).

Les interventions du groupe sont plutôt minimalistes : Marteen Devoldere se charge des transitions vers les prochaines chansons, tandis que Jinte Deprez s’occupe des remerciements. Leurs arrangements sont fidèles à leur dernier album Fever : riffs sexy de la base, batterie lourde et festive (exit les toms, bonjour les bongos). Le groupe prend plus de liberté sur la longueur des introductions et des solos. Ils font durer le plaisir (if you don’t mind me saying that).

Les titres s’enchaînent, « Phone Number », « Bunker » tiré de Thin Walls leur précédent album et « Changes », pendant laquelle Marteen distribue ses cheveux coupés par Jinte quelques heure auparavant dans les toilettes du Café Campus. Who wants some hair? demande-t-il mi-sérieux mi-amusé avant de faire une percée dans le public, sur ce titre de rock phare, dansant et sensuel à souhait de leur dernier album.

Ça va faire quatre ans que Balthazar ne sont pas venus à Montréal. Ils espèrent qu’il ne s’agit pas là de leur dernier concert. On en doute sincèrement, surtout lorsque retentissent les premières notes de basse de « Fever » qui vient officiellement clore leur set. « La fièvre à Montréal ! » s’exclame Jinte. Il fait chaud dans le Café Campus.

En rappel, les cinq garçons reviennent pour un trio d’excellentes chansons : « Entertainment », « Do Not Claim Them Anymore » puis leur fameuse « Blood Like Wine » qui vient conclure le concert a cappella. Une setlist fort intéressante qui permet de redécouvrir en live des chansons de leurs premiers albums. Morale ? Un concert de grande qualité avec l’un des groupes les plus hot du moment. Dans les deux sens du terme.

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