À écouter urgemment : alt-J !

À DÉCOUVRIR – Nous avons déjà eu l’occasion en ce début d’été de glisser quelques mots sur alt-J lors de notre playlist voyage ici, puis ce matin j’ai lu une interview de Two Door Cinema Club sur le NME qui citait alt -J comme LE groupe britannique à suivre, le buzz commence donc à monter : il faut peut-être que nous leur donnions un vrai coup de projecteur !

Si comme moi vous n’êtes pas trop geek je vous explique, le nom alt-J est la retranscription écrite de ce qu’il faut taper pour obtenir le symbole triangle sur un Mac (outil dont je ne suis pas équipée comme vous pouvez le constater !). Le groupe s’appelait Films à l’origine, patronyme en fait déjà pris par le groupe américain (œuvrant visiblement dans la soupe punk) The Films, donc pour éviter la confusion ils sont devenus alt-J. Il aurait effectivement été très dommage de prendre alt-J pour un litre de soupe Campbell car eux c’est plutôt du nouveau gaspacho britannique bien frais qu’ils nous servent !

Dès la première écoute de An Awesome Wave, leur premier album sorti en juin dernier, on comprend que l’on a effectivement à faire à une déferlante de sons, innovants, inédits, remarquables. La signature d’alt-J tient dans une richesse et une variété hallucinante dans les styles abordés, tantôt synthé, tantôt piano, là un interlude de guitare acoustique, ici un beat Dub Step, là une touche indienne, ici un chant lyrique !

La voix de Joe Newman, leadsinger du groupe, est à l’image de la complexité de leur mélodie, changeante d’un morceau à l’autre, cyniquement grave puis nasillardement aigüe, déclinée en harmonie ou seule et caressante, singulière, nous laissant dans une appréciation sans compromis possible : envoûtement ou rejet… Et s’il y a envoûtement vous y retournerez souvent, tant l’album est riche, il sera la bande son de vos instants de méditation comme de vos envies les plus sensuelles.

L’album lui même d’ailleurs sonne comme une BO de films avec ses interludes, ses rythmes crescendos puis ses accalmies. Les quatre garçons sortent d’études de Lettres et des Beaux Arts, on sent effectivement une culture bien étoffée derrière leur écriture, leur musique est intelligente mais pas intellectuelle. Et puis il chante « Matilda », et même si c’est en clin d’œil à la réplique du Leon de Besson « This is from Matilda », moi, je ne pouvais que me laisser séduire…

 

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