On y était : Ben Howard au Métropolis

Y’a des soirs comme ça, où ça commence pas terrible, et ça finit en apothéose.

Arrivée au Métropolis, un combo entre le Casino de Paris et l’Olympia, en vraiment plus moche. Bières à foison, écrans partout, public de 20 à 30 ans bon enfant.

Premier partie à 20h, par Gill Landry un folkleux tendance blues, qui suit Ben Howard depuis une semaine. Une belle voix grâve écorchée, mais une tendance à ne pas varier de style musical. On aura compris qu’il est maître en jolies balades. Le public se lasse vite malgré l’enthousiasme propre aux Nord-Américains. 19h30, on est presque soulagé de le voir sortir de scène, sous les applaudissements polis, et ce brouhaha constant de la salle, qui guère emballée préfère siroter des bières en attendant ce pourquoi elle s’est déplacée.

Pas de changement de set, mais un raccord sons assez long. Vers 21h, l’excitation est palpable et l’impatience grimpe en flèche. Enfin, quelques longues minutes plus tard, Ben Howard et ses trois musiciens entrent en piste.

Il suffit de « Burgh Island » suivi de « Black Flies » pour que le public soit emporté. Tout est nickel. Ben est encore timide avec le public, mais « Black Flies » frôle la perfection. Ca aide. « Diamonds » suit, dédié à la Maman de Ben. La foule est conquise. Il faut dire que contrairement au public français, les Québecois sont beaucoup plus démonstratifs, quand ils aiment, ça s’entend.
C’est donc logiquement une foule en liasse qui accueille après les quelques notes d’introduction « Old Pine » et « Only Love« , les gros succès de Ben Howard. Autant dire que le répis accordé par « Everything » est divin. Guitare sèche et voix dans une grande délicatesse. Je découvre ensuite « Oats in the Water« , et son explosive pesanteur. Ben, bien plus à l’aise confie alors que malgré plusieurs concerts en France, il ne parle toujours pas bien français. La foule lui pardonne largement.

Le concert se poursuit avec deux « hits », d’abord « The Wolves« , puis « Keep Your Head Up« , qui a le mérite de rendre bien mieux en live qu’en version studio. On sent qu’on approche à grands pas de la fin du concert, mais Ben revient avec India la talentueuse musicos touche-à-tout pour nous interpréter « Depth Over Distance« . Guitare posée sur les genoux, picking et tapping au menu. Surement l’un des titres qui m’a le plus émue durant ce show. Une puissance émotionnelle de folie.

Ca sera « The Fear » pour conclure ce concert au Métropolis. Une pure tuerie si je peux me permettre, maintenant que je n’en suis plus à mon premier superlatif. J’avais déjà eu un gros coup de coeur pour ce titre à Solidays, mais là ca a muté en amour profond. Une tuerie je vous dis.

La dernière note retentit, les applaudissements fusent de part et d’autre de la salle. Ben et son équipe salue, sourires aux lèvres.
Un bien beau concert.

Après un tour au USA puis au Royaume-Uni, vous pourrez retrouver Ben Howard le 11 décembre au Casino de Paris pour une date unique.

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