Découverte : Sharon van Etten

Il est évident que nombre d’entre vous ont déjà vu ce nom quelque part, voire ont succombé aux charmes de cette demoiselle. Sharon Van Etten, du haut de ses 33 ans, en est déjà à son quatrième album, salué unanimement par la critique.

Mais c’est grâce au précédent, Tramp, que je l’ai découverte. Je m’en souviens comme si c’était hier. Sans grande conviction, j’ai lancé la lecture de Serpents, durant une nuit d’errance sur Youtube. Et pendant trois minutes, je crois que je n’ai pas bougé. Les yeux rivés sur la pochette.

L’effet d’une claque avec un élan de 50m. Ni plus, ni moins.

Cette chanson est devenue rapidement une obsession, tout comme cette voix qui monte crescendo, d’une immense sensibilité, sans cesse sur le fil entre fragilité et puissance. Cette voix qui déclame des textes touchants, honnêtes et poétiques, mais surtout sombres, très sombres. Un peu à l’image de la pochette de l’album : le fond est noir, mais Sharon Van Etten illumine, notamment par la pureté de ses choeurs.

Ne restait plus qu’à découvrir l’album, son inexorable mélancolie et sa beauté. Être à demi surprise de la présence de Zach Condon sur We Are Fine et Aaron Dessner (The National) à la production, entre autres guests de luxe (« de bons amis » de l’américaine). Et confirmer la claque ramassée avec Serpents.

En mai dernier, Sharon Van Etten a sorti donc son quatrième album, Are We There, dans le même esprit que le précédent. Recelant de petits trésors, il est toujours aussi sensible, mélancolique et en clair-obscur, sans pour autant tourner en rond. Et c’est d’ailleurs ce qui lui vaudra d’être très bien accueilli par tous les grands magazines et médias musicaux.

Malgré tout cela, sa musique demeure encore relativement confidentielle en France. Elle ne fera d’ailleurs qu’une seule date ici, et ce sera le 1er Décembre à la Maroquinerie de Paris.

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Une pensée sur “Découverte : Sharon van Etten

  • 13 juillet 2014 à 19 h 59 min
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    Merci pour cette découverte ! Je pensais que tu en faisais trop mais, effectivement, le titre Serpents m’a également médusée !
    Je suis frustrée de ne pas pouvoir la voir sur scène, le 1er décembre tombe un lundi et je ne pourrais pas poser de jours à cette époque de l’année… snif…

  • 16 juillet 2014 à 18 h 53 min
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    Ah, contente de ne pas avoir été la seule dans ce cas là 🙂

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