Jeanne Added : non elle n’est pas la nouvelle Christine, elle est JEANNE ADDED

jeanne

Il y a deux ans, on croise la route de Jeanne Added en première partie de Babx. C’était à la Gaîté Lyrique, elle est en duo avec une certaine Marielle. Elle, brune à la basse, l’autre blonde, à la batterie. Le duo électrique et captivant nous donnait déjà un petit aperçu de la musique à la fois brute et déjà mélodieuse. J’avais été séduite mais j’avoue, je n’ai pas suivi l’évolution de Jeanne Added, je l’avais même oublié. Jusqu’à la sortie de son album, Be sensational, il y a quelques semaines. Jeanne est devenue blonde et elle scande War is coming.

La chanteuse à la voix rauque est partout. Sur toutes les couv, sur tous les sites branchés de musique, les moins branchés parlent même d’une nouvelle « Christine & The Queens ». A part un amour pour les costumes d’hommes et un passage par Londres à un moment de leur vie, on ne voit pas vraiment de rapports entre les deux chanteuses. Musicalement, c’est même plutôt l’opposé. L’une fait dans l’expérimental, l’autre a les deux pieds plantés dans le rock, monde où les femmes sont légions. Surtout en France, on a du mal à accepter le rock par les femmes, à condition qu’elles soient hyper sexy.

Jeanne DARK

Jeanne Added frappe un grand coup dans la fourmilière et parfois même elle le fait de façon sauvage et elle impose son rock aux accents cold-wave et en anglais. Et ça fonctionne. La basse est lourde, la voix rauque, les ambiances dark, le disque est brut, sans détour. Un disque de guerrière produit par Dan Lévy, l’un des cerveaux de The Dø (d’ailleurs le titre It pourrait être tiré d’un des albums du duo). OK. C’est vrai que parfois, Jeanne Added saupoudre ses chansons de sonorités électroniques. Pour leur donner plus de profondeur. Parfois même, ça tire vers le hip-hop notamment sur Miss it up. D’ailleurs, elle avoue que dans son casque, il  y a beaucoup d’hip hop, notamment Kendrick Lamar.

Sur scène, c’est girl power. L’ex-chanteuse de Jazz (oui, de jazz) est entourée d’un trio de filles. Au clavier Narumi Herisson (de Tristesse Contemporaine) et à la batteir Anne Paceo (venue elle aussi du jazz) et ce trio-là, sera en concert le 30 octobre à la Cigale. A ne pas manquer.

Advertisements

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.