On a écouté : « Let’s Be Ready » de The Wooden Sky

CHRONIQUE – J’ai souvent ce sentiment de ne pas vivre dans le bon pays. De passer à côté de plein de groupes incroyables, qui n’ont pas l’occasion de venir se produire souvent en Europe, ou du moins pas en France. Heureusement pour nous, maintenant on peut t’envoyer un album en 3 minutes chrono’, dont tu peux ensuite disposer de la manière dont tu le souhaites. C’est de cette façon, grâce à un mail perdu dans ma boîte de réception que j’ai pu découvrir tardivement The Wooden Sky. Thanks Lord.

Première chose primordiale que tu dois savoir sur eux : ils sont Canadiens. Anglophones, puisqu’ils viennent de Toronto, où la scène musicale est tout aussi bonne qu’à Montréal (un chouille plus rock). Ils sont au nombre de cinq, et officient depuis 2007, date de sortie de When Lost At Sea, leur premier album. Puisque tout est (et doit être) classable et casable en musique, The Wooden Sky se placent dans la lignée de Timber Timbre, The National, Evening Hymns, Folly & The Hunter, Hey Rosetta!, Mounties et autres compatriotes brillants, grâce à un indie rock aux accents folk-coutry dont ils conservent de petites touches de leur premiers opus. Cette fois-ci les garçons ont décidé de construire leur album grâce à des live takes enregistrées dans le studio personnel de Gavin Gardiner, le chanteur du groupe.

Quand tu joues en live, soit tu coules, soit tu parviens à te maintenir à la surface. Tu te rends rapidement compte de ce qui fonctionne, et de ce qui ne fonctionne pas. Tu apprends à rassembler les meilleures idées pour que le public ne soit pas laissé de côté. Quand on a enregistré « Let’s Be Ready » on a vraiment apprécié l’authenticité et le dépouillement de cette façon de faire.

Le résultat est un album très vivant, où l’on se croirait en plein live dans une salle de répétition. On ressent en effet cette énergie de chaque corde frottée et cymbale et tom frappés (Write Them Down). Ce 4e opus est un pur feel-good album qui te fout la patate, tu y trouveras forcément ton bonheur, de Kansas City et Shake For Me et leur côté U2-Nirvana, à la surf-rock Baby Hold On en passant par les très Dylanienne Let’s Be Ready et Don’t You Worry About A Thing. Si l’on se penche un peu sur les paroles, on navigue dans les thématiques habituelles tirées des expériences de vie de chacun, « les disputes, l’évolution incertaine des amitiés, les amours perdus, la mort, et l’instabilité de l’industrie musicale. » Bref, une opposition paroles-musique accessible à toutes les oreilles curieuses, mais surtout un bon album qu’on aurait désormais extrêmement envie d’apprécier en live.

Let’s Be Ready, disponible depuis le 28 août (Chelsea Records).

Advertisements

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.