On y était : Hozier + Rhodes aux Folies Bergères

LIVE REPORT – La dernière fois qu’on a vu Rhodes, c’était il y a deux ans. Quelque chose comme ça. On ne le connaissait pas. On avait même eu du mal à retrouver son nom. Mais on s’était pris une putain de claque. Un uppercut violent dans la mâchoire. Un truc qu’on n’avait pas vu venir. Il est tout seul sur scène, comme la première fois. Il a juste sa guitare électrique comme unique compagnie. Comme la dernière fois. Et il a une poignée de chansons à nous présenter, mais un album entier à vendre cette fois. Et comme la dernière fois, on a eu la gorge serrée comme il nous hurle comme un déchirement profond son « Raise Your Love ». Il est en concert le 4 février prochain, à la Maroquinerie. Ne loupez pas ça. De grâce.

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Si on devait résumer en une phrase la magie qu’il se passe pendant les concerts d’Hozier, on dirait : que ses shows font tellement du bien qu’ils devraient être remboursés par la sécu’. Un remède à la déprime, un rayon de soleil après cinq jours de pluie, une parenthèse enchantée. Un truc dément qui te colle un sourire niais sur le visage et qui te rend un peu bête quand tu prends le métro après une heure et demi de concert.

La setlist sera sans grande surprise, à peu près la même qu’à l’Olympia. À la place d’Ariana Grande, on retrouve une reprise (plus sérieuse) des Beatles. « Problems » troque sa place pour « BlackBirds ». Absolument splendide. Ce qui change, c’est l’assurance. Enchaîner des concerts, ça forge c’est sûr. Le petit (très grand) Andrew est devenu un mec qui assume d’être sur scène, sa langue se délie, entre deux chansons il raconte quelques blagues, échange avec le public.

Un public massif qui s’est transformé en chorale à plusieurs moments du concert. Et c’est dans une communion parfaite qu’elle s’est quittée sur « Work Song ». Je ne suis jamais allée à la messe, mais ce concert d’Hozier ressemble à l’idée que je m’en fais. Tu sais, avec les chanteuses et chanteurs gospel et leur énergie positive et communicative. C’était ça. Merci.

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Texte : Sabine Swann Bouchoul | Photos : Emma Shindo

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