Cinq choses à savoir sur « Seven Nation Army » des White Stripes

C’est l’histoire d’une chanson que tout le monde connaît : « Seven Nation Army ». Une chanson rock culte devenu hymne de stade. Le revers de la médaille : beaucoup ne connaissent pas son auteur : Jack White, époque White Stripes.

L’autre jour, j’écoutais France Inter. Ils parlaient de Jack White. Un journaliste sort « Je ne connais pas ». Mon cœur a fait bon. Et si je devais décrire mon état, c’est simple : je ressemblais à ça :

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D’autant plus que, quelques minutes plus tard, on fait écouter à ce monsieur « Seven Nation Army ». Et, bon sang mais c’est bien sûr. J’entends dans mon oreille, il percute. Mais oui, il connaît la chanson. Pauvre Jack. La chanson se résume à un « po po po po po po po » de stade que tout le monde chantonne depuis la Coupe du monde de football italienne et dont presque personne ne se souvient de son génial auteur. Ça m’a donné envie de faire un cinq choses à savoir sur cette chanson géniale. Jack, c’est pour toi.

The Salvation Army
Quand Jack White était petit, il ne parvenait pas à prononcer The Salvation Army qu’il lisait sur les affiches publicitaires, il disait alors « seven nation army ». C’est l’Armée du Salut aux States. Jack White adulte, ne savait pas comment appeler une chanson sur laquelle il travaillait, une chanson qui n’avait pas encore de parole mais juste un riff et une ligne mélodique. Il a décidé de l’appeler « Seven Nation Army », en attendant, de trouver autre chose. L’autre chose n’est jamais arrivée.

Ce n’est pas une basse
Ca n’a jamais été une basse, ce riff, si particulier que tout le monde connaît par cœur. En réalité, c’est une guitare. Une Kay Hollowbody, guitare semi-acoustique des années 50, branchée sur une pédale DigiTech Whammy. Le résultat : ça sonne comme une basse.

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Le pouvoir des balances
Le concert en question, c’était à Melbourne en 2001. Au Corner Hotel. Il jouait machinalement son riff pour Meg, quand un employé de son label Third Man Records fait irruption dans la salle. Il lui demande alors comment il trouve son riff, Ben Swank balance un « ouai, c’est cool ».

Un riff pour James Bond
A la base, Jack White voulait garder ce riff dans ses cartons et il voulait le sortir pour une occasion spéciale : si jamais on lui demandait de réaliser une chanson pour le générique de fin de… James Bond. Finalement, il a changé d’avis. Seven Nation Army est sorti avec son riff sur l’album Elephant, en 2003. Et « Another Way To Die » qu’il chante avec Alicia Keys sera le générique d’un James Bond : Quantum of Solace, en 2008.

Ça ne parle vraiment d’armée
« I’m gonna fight ’em all, a seven nation army couldn’t hold me back, they’re gonna rip it off, taking their time right behind my back« . Nope. Ce n’est pas un hymne guerrier, il ne s’agit pas de véritables armées, de conquêtes, et encore moins de Salvation Army. La chanson parle d’un garçon qui rentre dans sa ville natale après plusieurs années et enrage à cause de tous les ragots et rumeurs qui circulent sur lui. Grosse référence à sa propre vie et à celle de Meg, son double des White Stripes.

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