On y était : Snaabbacash + The Hook au Mudd Club

LIVE REPORT – On pense souvent que la France et le rock, ça fait deux. Erreur. Il faut juste savoir où le chercher. Par exemple du côté de chez Snaabbacash et de The Hook.

C’est donc dans l’Est que le rock se fait. Pas à Paris. Pas à Lyon. Pas à Bordeaux. Quelque part entre l’Alsace et le territoire de Belfort, plutôt.
Snaabbacash est un trio venu de Belfort. Sur EP, le groupe nous vend le rêve surf rock vitaminé, entre l’ensoleillée « Best Of Friends » et et la légère « Cool King Kong ». Sur scène, c’est une autre facette qui se dévoile, nettement plus 90’s, voire années 2000. La voix d’Axel sonne Pixies, la batterie est aussi efficace que BRMC et le tout réchauffe la froide cave du Mudd. Un rock de qualité, parfaite entrée en matière.

► Snaabbacash, EP 2, sorti le 21 janvier 2017
► En tournée et en concert le 19 février à Mulhouse dans le cadre du Festival GénériQ

The Hook débarque ensuite, avec leur réputation et un public déjà en grande partie acquis à leur cause. Pas étonnant. Les mecs sont jeunes, il y a des cheveux longs, des boucles, des jeans pattes d’eph’, des chemises vintage, du foulard autour du cou… Bref, l’attirail du jeune rockeur des 70’s. Niveau attitude, il y a aussi tout ce qu’il faut : un guitariste qui se la joue habité et icône rock, un bassiste qui occupe l’espace et fait le show, et un batteur qui sait soutenir comme il faut l’ensemble. Le chanteur, lui, est le type de mec que j’adore voir derrière un micro : loin de se contenter d’envoyer du lourd vocalement, il fait de l’harmonica et jongle entre maracas, guitare et tambourin. Du coup, forcément, musicalement, c’est la même chose : un vrai bond dans le passé. Du rock’n’roll avec juste ce qu’il faut de blues et de hard, dans la plus pure tradition du style. Une vague d’énergie, une déferlante de riffs.

Alors on pourra leur reprocher de ne rien créer de neuf. Ce ne serait pas complètement faux. Mais à quoi bon, quand on sait que ce vieux là, plus personne ne sait le faire actuellement ? Qui, depuis les Rolling Stones et leur « Sympathy For The Devil », a su rendre les maracas rock’n’roll ? Qui a su en France dégager une énergie vocale à la Brian Johnson ces dix dernières années ? Qui se permet de mettre des intros blues à la Muddy Waters sur ses chansons (coucou l’intro à la « I Want To Be Loved » sur « Money Can’t Buy ») ? Et de la tubesque « Tender & White » au début du set, à leur descente dans le public en sueur à la fin, une chose est sûre, le public en a eu pour son compte avec The Hook. Nous y compris.

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