On y était : LFSM #1 avec JFDR, Emilie & Ogden et Nilüfer Yanya

LIVE REPORT – Pour cette deuxième soirée parisienne, le Festival Les Femmes s’en mêlent a invité les créatives et talentueuses JFDR, Emilie & Odgen et Nilüfer Yanya.

JFDR

L’ambiance est aérienne tandis que l’on s’introduit dans le bruyant cabaret Madame Arthur. JFDR s’est vue confier la dure mission de lancer la deuxième soirée de concerts du Festival Les Femmes s’en mêlent. La moitié de Pascal Pinon est en formule duo avec son saxophoniste, en chaussettes. Vêtue d’une robe virginale, l’Islandaise présente les titres de son album Brazil, sorti au début du mois de mars.
Notre esprit vagabonde vers des contrées sauvages dès lors qu’on parvient à se laisser emporter par les nappes électroniques et le timbre de voix fluet de Jófríður Ákadóttir. Un souffle minimaliste qui se mêle délicatement aux vagues de guitare électrique et aux apparitions subtiles et vaporeuses du saxophone. Parfaite balance de douceur et de fougue. À chaque fin de chanson, l’atterrissage est rude, on retrouve le brouhaha d’un public qui ne fait pas l’effort de prêter une oreille à ce lumineux projet.

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Emilie & Odgen

Ça fait un bout de temps qu’on nous parle du projet d’Emilie Kahn. Emilie & sa harpe. Emilie & Odgen.
On les voit donc pour la première fois dans l’ambiance tamisée du Divan du Monde. Seule sur scène, la Québécoise d’adoption s’est entourée de deux petites cages à oiseaux qui l’éclairent. Les doigts d’Emilie courent sur la harpe, en nappe régulière, parfois multipliée et intensifiée par des loops. Son limpide timbre de voix de soprane nous fait songer à une prêtresse conteuse de légendes des temps anciens. Ses légendes à elle, celles de la vie de tous les jours, celles des années 2000, narrées à travers 10.000 émotions. 10.000 comme le nom de son premier album sorti en 2016 chez Secret City Records, produit notamment par Jesse Mac Cormack. On aurait aimé un peu plus de contrastes et d’intensité, car la magie n’a pas suffisamment fait d’effet sur nous.

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Nilüfer Yanya

21 ans et une voix grave et profonde. Un 1er EP très prometteur et déjà une pléthore de superlatifs sur la toile pour qualifier cette jeune artiste londonienne, aux origines turques, barbadiennes et irlandaises. Sur la scène de Madame Arthur, elle est accompagnée d’un guitariste et d’une saxophoniste. Autant je comprends les touches de saxophone qui viennent rythmer les titres folk ou meubler les breaks, autant la deuxième guitare électrique me paraît de trop. On ne l’entend pas spécialement, et souvent elle vient doubler la première guitare jouée par Nilüfer. Pas très utile.On regrette ce son creux : avec deux musiciens il aurait sans doute été possible de proposer une formule live plus consistante.
Quelques problèmes de mise en place viennent rompre le charme de ce gimmick de guitare syncopé que Nilüfer module à toutes les sauces. Jeune artiste très talentueuse, Nilüfer Yanya manque certainement d’un peu d’assurance : même pendant son intéressante reprise des Pixies (« Hey »), elle évite de croiser les regards d’un public plutôt enthousiaste, qui n’attendait que ça pour se déhancher après une dure journée de boulot.

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Texte : Emma Shindo | Photos : Sabine Swann Bouchoul

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