French Escape Festival : escapade avec Saint PHNX, Ider et Fil Bo Riva

ON Y ÉTAIT – Pour ce début de semaine la Maroquinerie était réquisitionnée par le French Escape Festival. Hier soir Saint PHNX, Ider et Fil Bo Riva se sont partagés la scène avec brio.

C’est Saint PHNX qui ouvre la soirée devant un public encore peu nombreux mais qui ose s’approcher du devant de la scène. Le duo est survolté, sur la base d’un batterie-guitare les deux Écossais ajoutent tantôt des samples, tantôt un nouveau tome de percu. Guitare saturée, batteur qui frappe fort, voix puissante et éraillée, le groupe fait du bon gros rock qui tâche, notamment avec le titre « Power ». On n’est pas toujours touchées par ce type de performance, mais les deux garçons nous ont réconcilié avec le genre.

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À la suite de Saint PHNX, ce sont les deux Londoniennes de Ider qui s’installent sur scène. Habillées de noir, franges courtes et blondes, les deux femmes créent une aura mystique. Leurs deux voix, partageant le même timbre, s’unissent à merveille, jouent des harmonies et des rythmes de diction. Fascinantes. Pour s’accompagner l’une est au clavier l’autre au pad de batterie électronique. Rythmiques parfois tribales comme sur « Nevermind », arrangement parfois pop sur « Million », il y a quelque chose de très nordique chez Ider, et ce n’est pas pour nous déplaire. Elles concluent leur set sur « Gut Me Like an Animal » entièrement a cappella. De toute beauté.

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C’est enfin le tant attendu Fil Bo Riva qui prend place sur scène. De haut de son tabouret de guitariste folk, les cheveux dans les yeux, il joue concentré et intense. On n’en attendait pas moins du tourmenté chanteur à la voix rauque. À ses côtés, un guitariste et un batteur qui suffisent à prendre possession de la salle entière. Après quelques titres, le temps de le détendre, il dédicace « Franzis » à son ingé son et essaie de faire des blagues qui n’ont pas toujours l’effet escompté (pas facile de décrypter les marmonnements au fort accent irlandais), mais la salle et le groupe en rient d’autant plus. Le public semble s’être déplacé spécialement pour lui, réagissant avec enthousiasme lorsqu’il reconnaît les premières notes de « Like Eye Did » ou « Killer Queen ». Le show est efficace, le public conquis, mission accomplie.

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Texte : Jeanne Cochin | Photos : Emma Shindo

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