Tom Walker : « Mon père m’a offert ma première guitare après un concert d’AC/DC »

INTERVIEW – L’Écossais Tom Walker fait déjà le buzz outre-Manche. Il vient de sortir Blessings un nouvel EP et prépare son premier album.

On retrouve Tom Walker dans un bar à quelques pas du Théâtre Les Étoiles où il se produit le soir même. Une étape dans sa longue tournée européenne, qui l’emmène cet été jusqu’à Glastonbury. Le jeune homme, né en Écosse, a grandi à Manchester avec son père, grand amateur de musique. Il écoute The Police, Ray Charles, Bob Marley, mais voue une grande passion à Paolo Nutini dont il s’est beaucoup inspiré. Il prépare son premier album. En attendant, il a sorti Blessings, un nouvel EP parfait pour l’été.

On s’assied au Petite Amour et ses murs roses. Derrière Tom, des cases de vinyles et une platine. Casquette vissée sur la tête et sourire amical, Tom Walker est considéré comme « the next big thing’ au Royaume-Uni. Faisons connaissance.

Tom Walker au Petite Amour, Paris (c) Emma Shindo

Premier CD que tu as acheté ?
On a ce dessin animé en Angleterre… Bob l’Éponge tu vois ? Il y a une chanson au début. C’est ça le premier CD que j’ai acheté (rires). C’est terrible comme choix ! Je n’ai plus de CD, je les ai tous laissés à Manchester. Je crois que ma mère les a tous jetés à la poubelle.

« C’est après le concert d’AC/DC à Paris que j’ai décidé de faire de la musique. »

Premier coup de cœur musical ?
AC/DC et Angus Young. Je suis allé les voir avec mon père à Paris quand j’avais quoi… 10 ans à peine, et c’était incroyable. Il courrait sur la scène avec sa guitare comme un fou. C’est à ce concert que j’ai décidé de faire de la musique.

Premier concert où tu es allé ?
Je ne sais plus… J’ai fait tellement de concerts avec mon père à Manchester ! Mais celui dont je me souviens le plus c’est celui d’AC/DC à Paris.

Premier petit boulot ?
Je livrais les journaux le matin, à vélo, dans le village où j’ai grandi. Je gagnais 18£ la semaine, c’était vraiment pas terrible… Mais bon, c’est mieux que rien, et ça me faisait de l’argent de poche.

Premier poster accroché sur ton mur ?
Je crois que c’était un poster de Sum 41 ! Sûrement de leur album All Killer No Filler. J’étais fan, et je le suis toujours. Leurs solos étaient fous. Je ne les écoute pas tous les jours, mais ils ont une petite place spéciale dans mon cœur, tu vois ?

Premier instrument ?
Une guitare. Mon père me l’a offerte pour Noël, il était en Écosse à ce moment-là. C’était peu de temps après le concert d’AC/DC, car je n’arrêtais pas de le lui demander. Donc j’ai commencé à jouer de la guitare quand j’avais 12 ans. Le premier instrument que je me suis acheté moi-même c’était une basse. Une basse à 60£ qui appartenait à l’un de mes amis du lycée (rires). C’était vraiment de la mauvaise qualité, mais je l’ai toujours, et elle fonctionne encore !

Premier studio ?
Je devais avoir 16 ans… C’était un studio à Liverpool dont je ne me souviens pas du nom. Mais c’était un nom complètement stupide. Le père d’un de mes amis connaissait le propriétaire, et a pu m’avoir un jour de studio. Ils avaient une batterie électrique, c’est la première sur laquelle j’ai pu jouer. J’ai enregistré quelques chansons pour mon examen de musique de l’école, et j’ai eu une bonne note ! C’étaient des pistes instrumentales avec uniquement guitare, basse et beaucoup de batterie, car je ne chantais pas à l’époque.

« Je m’enfermais dans ma chambre et je chantais du Oasis et du Paolo Nutini toute la journée. »

Première fois que tu as chanté ?
Quand j’avais 19 ou 20 ans. Il y six ans à peu près. Je m’y suis mis un peu tard c’est vrai, ça m’a pris beaucoup de temps à me persuader que ça allait, que je n’étais pas complètement nul. Ce n’est pas quelque chose qui m’est venu naturellement, j’ai dû beaucoup travailler. Je m’enfermais dans ma chambre et chantais du Oasis et du Paolo Nutini toute la journée, jusqu’à ce que j’arrive à quelque chose de pas trop merdique (rires).

Première première partie ?
Oh mon dieu ! J’aurais dû noté tout ça à l’époque… J’ai fait les premières parties de mon oncle dans le Somerset. Je me souviens d’un club de bowling local… (sourire) Il avait un groupe qui faisaient des reprises. Je chantais tout seul avec ma guitare, puis mon oncle et son groupe montaient sur scène. C’était plutôt cool !

Premier concert ?
Aucune idée… Sûrement avec le groupe auquel j’appartenais, qui s’appelait Sister Brother. On a joué au Brixton Jamm à Londres. C’est vraisemblablement mon premier vrai concert, dans une vraie salle avec 200 personnes.

Premier moment de grand bonheur sur scène ?
J’ai joué au British Summer Time l’été dernier, dans le même festival que Stevie Wonder. C’était fou ! Je me souviens que j’avais commencé à jouer et il n’y avait absolument personne. Mais à la fin du concert il y avait à peu près 150 personnes qui étaient venues car elles m’avaient entendu de loin. Ça m’a fait super plaisir. Puis j’étais allé voir le concert de Stevie Wonder, qui a duré 4h30 ! Dingue !

Première chose que tu fais quand tu montes sur scène ?
Je ne dis rien, et je commence à jouer. Je ne dis jamais rien, je fais toujours deux chansons avant de saluer le public et me présenter. Ça me permet de mieux me concentrer.

Première chose à laquelle tu penses quand tu es sur scène ?
Je regarde juste mon batteur et je lui fais un signe de tête pour qu’il démarre. Puis il appuie sur le bouton, car on a des pistes de batterie enregistrées sur l’ordinateur. Je suis toujours un peu nerveux quand je monte sur scène, je pense à 1001 choses en même temps…

Première chose que tu fais en descendant de scène ?
J’ai toujours très soif. Normalement je prends une toujours une bière, mais ces derniers temps j’essaye de faire attention avec l’alcool ! On a fait 19 concerts ce mois-ci, et à chaque fois j’ai pris une bière après le concert… donc je me suis dit qu’il ne fallait pas que je continue comme ça (sourire). Mais bon, je bois quand même une bière de temps en temps, je m’assois un peu, je me détends, puis je pars dire bonjour à tout le monde.

Première fois à Paris ?
Pour le concert d’AC/DC avec mon père, puis je crois que je suis revenu plus tard avec mes parents mais j’étais encore petit donc je n’en garde pas beaucoup de souvenirs. C’est ma première fois à Paris comme adulte, tout seul. On est arrivés ce matin à 12h, et on repart demain à 8h… À la fin du mois, je crois que notre compteur sera à 21 concerts, dans une vingtaine de villes différentes ! C’est un bon mois, je suis très excité.

Écouter Blessings, le nouvel EP de Tom Walker :

Propos recueillis par Emma Shindo

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