Effervescence à l’Élysée Montmartre avec Milky Chance et Fil Bo Riva

LIVE REPORT – L’Élysée Montmartre accueillait hier soir à guichet fermé la pop dansante de Milky Chance. On y était dès l’après-midi pour les balances de leur première partie, le bien connu Fil Bo Riva.

C’est à 17h que les balances de Fil Bo Riva sont prévues. Le songwriter italien-dublinois-berlinois a été convié par Milky Chance pour les accompagner sur leur tournée européenne. Entre compatriotes, on se serre les coudes.

C’est un peu avant 17h que j’entre dans un Élysée Montmartre en douce effervescence. La scène est déjà bien remplie par les instruments de Milky Chance. Sur le devant, Felix (guitare), Carlo (batterie) et Aaron (basse et synthé) se mettent en place pour leurs balances. C’est à ce moment-là que je tombe nez à nez avec Filippo, en jogging, qui m’avoue sortir à l’instant d’une sieste, main dans les cheveux. Amusée, je lui réponds que je viens de taper un somme de 20 minutes dans le métro. Ne nous formalisons pas.

Joggings et Red Hot

La veille, toute l’équipée était à Amsterdam. Heureusement, le lendemain, ils auront le droit à un peu de repos avec 3 jours de « temps libre » avant de reprendre la route du Luxembourg à l’Autriche en passant par le Danemark, la Suède, la Pologne, l’Italie et la Suisse.

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Pendant ce temps les garçons terminent de monter les derniers instruments sur scène, chacun est à son poste. C’est Carlo à la batterie qui commence ses réglages. D’abord la batterie traditionnelle (il veut plus de snare) puis l’électronique. Ensuite c’est au tour d’Aaron. Il a rejoint Fil Bo Riva récemment, avec basse et mini-synthé, ça donne de l’épaisseur. Enfin, Felix le binôme de toujours de Fil Bo Riva, puis Filippo. Pendant ce temps, les lumières voltigent dans la grande salle, vide.

Tout est bien rodé, les garçons demandent plus de retours, bougent quelques enceintes, font des tests de voix, s’amusent à jammer sur « Can’t Stop » des Red Hot… Filippo installe une nouvelle pile dans sa guitare acoustique, chante un peu, puis d’un commun accord, tout est bon. Carlo et Aaron s’éclipsent, tandis que Felix et Fil déplacent quelques boîtes l’histoire de dégager le devant de la scène. Ils sont prêts.

On les retrouve à 19h45, changés. Les chemises sont de sortie. Ils feront 30 minutes de set. C’est trop court, mais c’est le deal des premières parties. En retour, l’Élysée Montmartre est quasiment déjà rempli. De « Like Eye Did » à « Greeningless » en passant par « Killer Queen », Fil Bo Riva présente ses titres les plus efficaces au public parisien qui, pour beaucoup le découvre ce soir. Il me semble avoir entendu une nouvelle chanson également. Quoi de mieux que de tester les titres de son futur premier album face au public ? En attendant, on se contente d’écouter en boucle If You’re Right, It’s Alright, son premier EP.

En concert le 18 avril au Pop-Up du Label.

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Milky Chance, le don d’exalter les foules

Après avoir joué aux Étoiles en février dernier devant une salle comble, Milky Chance est de retour à Paris pour boucler sa tournée européenne. Le public surexcité est venu en nombre et la bonne ambiance est au rendez-vous.

Lorsque les quatre musiciens montent sur scène, l’Élysée Montmartre est plongé dans le noir. Les premières notes de « Clouds » (qui ouvre leur deuxième album, Blossom, sorti en mars dernier) sont jouées, le public est déjà tout fou. Sur scène, le duo d’origine : Clemens (chant-guitare) et Philipp (diverses percus : conga, bongo, maracas, etc.) sont accompagnés de deux musiciens : un batteur et un guitariste-harmoniciste, Antonio.

Pas de répit dans ce début de set puisque les Milky Chance enchaînent leurs tubes : « Ego », « Blossom », « Doing Good », « Firebird », « Flashed Junk Mind », etc. On sent le groupe un peu fatigué de ses derniers mois mais très heureux d’être sur scène. Dans le public l’énergie et l’euphorie sont bien au rendez-vous. Chantant, dansant, criant, claquant des mains, la salle entière réagit à chacun des 18 titres joués ce soir. Généreux, les quatre garçons parlent peu mais jouent beaucoup. Les morceaux sont réarrangés pour la scène laissant place à de nombreux moments instrumentaux, solo de guitare et d’harmonica comme sur « Peripeteia » ou sur « By The River », l’un des gros succès du premier album, Sadnecessary sorti en 2013, qui est dorénavant bien réarrangé.

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Les 4 garçons se détendent vers le milieu du set, rigolant avec leur public complètement dévoué. Pour l’avant-dernier titre, Clemens annonce, en français dans le texte, qu’il va jouer une « chanson d’amour » : « Loveland ». Après cette pause romantique, la fin de soirée est explosive. Avant de quitter une première fois la scène, le groupe joue « Cocoon », dont le public reprend à tue-tête les « ehah ». Et ce n’est pas fini ! Pour le bis, les quatre garçons nous réservent une reprise de The Tallest Man on Earth, « The Dreamer », joué en duo acoustique : deux guitares, deux voix. Et pour finir, pour de vrai cette fois, ce sont les deux tubes « Stolen Dance » et « Sweet Sun », qui embrasent définitivement la foule. Les quatre garçons quittent la scène trempés de sueur et un sourire éclatant aux lèvres, la satisfaction du devoir accompli.

Setlist : CloudsEgo Blossom Doing Good /Firebird Flashed Junk Mind / Peripeteia / Cold Blue Rain / Fairytale / By The River / Sadnecessary / Alive / Bad Things / Loveland / Cocoon // Bis : The Dreamer (The Tallest Man On Earth) / Stolen Dance / Sweet Sun

 

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Texte : Jeanne Cochin & Emma Shindo | Photos : Emma Shindo

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