Benjamin Biolay au Zénith : appelez-le El Comandante

LIVE-REPORT : Pour conclure sa tournée, Benjamin Biolay était au Zénith. Deux heures de concerts et une ambiance tropicale.

« J’attendais en vain, que le monde entier m’acclame »…. Ce n’est pas le monde, mais le Zénith de Paris qui a acclamé Benjamin Biolay. Et c’est déjà pas mal. C’est le climax de sa tournée. La der’ des ders. Le chanteur est ému. On peut le comprendre. On imagine que dans sa tête, ça se bouscule. « C‘est la première fois que je chante au Zénith plus de cinq minutes« . Cette scène, cette fois, elle est pour lui. Rien que pour lui pendant deux heures.

Dans le public, c’est mélangé. Il y a les fans du début et ceux qui on découvert Biolay plus récemment. Avec La Superbe ou encore Palermo Hollywood… Voire même avec la Nouvelle Star. J’imagine, par exemple, que les deux femmes à côté de moi n’avaient jamais écouté d’albums entier. Elles ont levé la tête que pour « La Superbe » et « Miss Miss ». Le reste du temps, elles avaient les yeux fixés sur leurs téléphones… C’est dommage, elles ont loupé l’un de ses meilleurs concerts.

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Retiens la nuit

Oui, même si c’est le Zénith et que pour le côté intimiste on oublie, le chanteur a littéralement habité, enflammé la scène. Et ça commence par la plus sensuelle et la plus torride de ses chansons : « La Garçonnière » (là, j’ai envie de te dire : il n’y a pas de meilleur album que Trash Yéyé). Benjamin Biolay alterne les ambiances tropicales (« Miss Miss ») et les moments d’émotion intenses (avec « Négatif » et « Ton Héritage ») avec les moments épiques. « A l’origine » est monstrueuse d’intensité. Chiara Mastroianni est là aussi, elle pose sa voix cristalline sur quelques titres (« Billy Bob a raison », « Ressources Humaines »).

Tous les albums sont représentés pendant ce concert, de Rose Kennedy (« Les Cerfs Volants ») à Volver, en passant par A l’origine, la Superbe et Trash Yéyé. Sauf Vengeance. Mais il n’aime pas cet album, il l’a déjà dit. Ce concert, c’est un peu l’occasion de découvrir l’étendue de son talent d’écriture, de compositions et sa capacité à se réapproprier aussi les titres des autres : Amadou & Mariam, Johnny Hallyday et même Manu Chao. Oui, Biolay ne se refuse rien et nous refuse rien en reprenant « Clandestino » ou « Retiens la nuit ». J’imagine qu’il aurait voulu retenir cette nuit-là un peu plus longtemps encore. On avait l’impression qu’il ne voulait plus quitter la scène puisqu’il fait durer le plaisir, notre plaisir aussi, en faisant deux rappels.

La soirée a duré deux heures et pourtant, on avait l’impression qu’elle aurait pu durer plus longtemps encore. Ce soir, Biolay avait le costume d’El Comandante. Il a réchauffé l’hiver et fait oublier que dehors un manteau blanc recouvre Paris. C’est le dernier jour de novembre. Il ne dure pas toute l’année contrairement à la chanson, mais il était tropical grâce à la chaleur d’un Zénith comble et comblé.

(pardon à Clara Luciani, la tempête de neige nous a empêché d’être à l’heure).

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Une pensée sur “Benjamin Biolay au Zénith : appelez-le El Comandante

  • 5 décembre 2017 à 15 h 19 min
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    Tous les albums n’étaient pas représentés puisque Biolay n’a chanté aucun titre de l’album Vengeance (ni de son album de reprises de Trenet d’ailleurs).

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