Soirée retrouvailles avec Charles Pasi et The Wooden Wolf

LIVE REPORT – L’affiche était superbe et assez inattendue. Charles Pasi et The Wooden Wolf étaient réunis pour quelques dates. Beaux moments.

On n’y aurait pas vraiment pensé, à réunir ces deux-là sur scène. C’est que Charles Pasi, avec son nouvel album Bricks, chante la ville, quand The Wooden Wolf dépeint les grands espaces. Quand l’un pousse au mouvement continuel, l’autre inspire la contemplation. Et pourtant, après un passage par le Trianon, l’arrêt strasbourgeois à ‘Espace Django Reinhardt l’a confirmé : cette affiche était une riche idée.

Larmes et frissons

The Wooden Wolf était pour l’occasion en formule duo guitare-violoncelle. Et quelle beauté que ce duo. Entre les chansons de Four Preludes Op5 et les quelques pépites plus anciennes comme « Louise », la magie a opéré. Toujours cette élégance, renforcée par le duo de voix de Marie et d’Alex, toujours cette délicatesse, toujours cette émotion, qui devient palpable quand Alex annonce « Four Bullets For Berta Cáceres ». Cette chanson, il avoue ne pas la chanter très souvent, à cause des larmes qui montent à chaque fois. Mais Marie a semble-t-il insisté ce soir. Tant mieux. Car entre ce titre et une nouveauté sublime glissée dans la setlist, on a encore eu l’impression de découvrir un peu plus de The Wooden Wolf.

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Crois-le ou non, ces petits instants de magie calme, de magie douce, de mélancolie que beaucoup appelleraient triste, ils effacent tout. Ils effacent fatigue et lassitude, laissent le tableau vierge et prêt pour un nouveau dessin. Alors quand Charles Pasi débarque sur scène avec tout son groupe à l’harmonica, je suis prête à retrouver l’artiste que je n’avais plus vu depuis 6 ans. Il y a 6 ans, sur la scène de la Maroquinerie, je me souviens m’être dit « wow, quels musiciens ! ». Je ne sais pas pourquoi, j’ai cessé d’écouter Charles Pasi ensuite. Mais finalement, le constat reste le même.

Harmonica et claviers, des solos impressionnants

Ce qui impressionne le plus, c’est vraiment le talent réuni sur cette scène. Bien sûr, Charles Pasi reste le leader de cette formation. Avec sa voix et son sens inné du groove, il embarque tout le monde rapidement. Mais les yeux se tournent vite vers les autres musiciens. Avec une mention particulière pour le pianiste, dont les solos, notamment sur « Love Me Or Leave Me », hypnotisent. Tellement de maîtrise que Charles Pasi peut se permettre de quitter la scène et de laisser le soin à son guitariste de chanter à sa place « Better With Butter ». Chapeau. Cet ancien titre sera suivi de mon ancien coup de cœur, que je retrouve avec bonheur : « Farewell My Love ». Mais c’est sur « Burn Out » et son introduction qu’on peut savourer le talent d’harmoniciste de Charles Pasi, qui entraînent tout le public à taper du pied, jusqu’au rappel. Rappel assez surprenant puisque tous les musiciens se retrouvent tour à tour derrière les claviers, puis derrière la batterie. De quoi clore la soirée en beauté avec une bonne dose d’énergie contagieuse.

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