Rock en Seine, jour 2 : Portishead, Lucius, Junip, François and the Atlas Mountain

Non. Non, ce n’est pas ce samedi qu’on a sorti chapeau de paille et petite robe à fleur. C’était plus écharpe-bonnet-double-gilet. On s’est fait une raison. L’automne est là. Et c’est tout. C’est donc sous un soleil timide qu’on va écouter Junip. Assises dans l’herbe on écoute les douces complaintes folk du groupe. On se laisse bercer par les jolies mélodies et la voix suave de José González. On regrette une chose : que ce soit aussi tôt. 15 heures, pourquoi ? Le groupe aurait mérité de jouer devant une foule beaucoup plus dense.

On file ensuite du côté de la grande scène où St. Paul & The Broken Bones essaient de souffler un vent de soul sur le domaine de St-Cloud. Paul s’époumone et fait le show. Il envoie du lourd mais il a beau tout donner, à part les quelques amoureux du son d’Alabama, le reste du public n’a pas franchement l’air sensible au récital qu’il est en train de donner. Vocalement, on croirait entendre Otis Reading. Quand on regarde le groupe, on jurerait voir une messe religieuse. C’est fort.

Sur la scène de la cascade, changement radicale d’ambiance. Thee Oh Sees livrent un set sale comme on les aime. Ils avaient pourtant juré faire une pause et pour le plus grand bonheur de nos oreilles, celle-ci a été très courte. Sur scène, aucun ménagement, fidèles à leurs habitudes, les Américains nous passent à l’essoreuse à grand coups de riffs crades. Et, on en redemande.

On observe de loin Sean Lennon et son groupe au nom à rallonge : The Ghost of a Saber Tooth Tiger. C’est pop, c’est psyché, ça sonne très sixties, très hippies… très Lennon ? Oui, c’est dur d’être le fils d’une légende et fatalement on pense au père en regardant mais surtout en entendant GOASTT.

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Direction ensuite le bout du monde de Rock En Seine avec Lucius. Ca fait un moment que l’on entend les plus beaux éloges sur ces deux filles de Brooklyn, on a voulu vérifier. Ce qui frappe : la beauté des harmonies dans leurs voix. Parfaites. Ensuite, c’est la facilité à passer d’un genre à l’autre, de folk épuré à pop barrée. Les magazines américains avaient raison : elles sont LE duo à suivre de très près et à écouter d’urgence. L’album : « Wildewoman ». Rien que le titre de l’album annonce la couleur.

Pause rapide avant d’aller se poser devant les mythiques Portishead. Les Anglais font planer sur Rock En Seine une ambiance mystique. Le public est très nombreux, on préfère se mettre en retrait pour ne pas mourir étouffées. On te dira que, comme à chaque fois, c’est magnifique. On te dira que Beth Gibbons n’a pas bougé de son micro, que les lumières étaient parfaites, que « Glory Box » a été chanté par la foule et que les explosions sonores ont été entendues jusqu’au Parc des Princes.

On zappe Flume pour courir jusqu’à la scène Pression Live et écouter encore une fois François and The Atlas Mountain. Et on ne se lasse pas de voir les garçons danser sur scène, sauter, entrer en transe. On aime les écouter chanter en arabe aussi, des « youyous » d’ailleurs se font entendre. La vérité, c’est qu’on les aime ces garçons et encore une fois on a vu un public les suivre dans leurs délires pop-tribales. Une parfaite fin de soirée. Les épaules tirent, le dos fait mal, on se dit qu’il est peut-être l’heure de rentrer. Tant pis, on fait l’impasse sur St Vincent. On parie que c’était bien ? Hein ?

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