The Franklin Electric à domicile

LIVE REPORT – The Franklin Electric investissait le MTelus (ex Métropolis) pour une soirée dans le cadre du Festival Montréal en Lumière. Un concert complet, complètement fou. 

The Franklin Electric et Rocknfool, c’est une histoire d’amour qui dure depuis déjà presque cinq ans. On était à leur tout premier concert français, à l‘International, en 2014. Une salle minuscule pour un groupe de cinq garçons. Il y a aussi eu le Pop Up, pas plus grande, la salle.Et puis, la suite pour le deuxième album, cela était une collection de rendez-vous manqués pour moi. Ils passaient aux Trois Baudets, pour Blue Ceilings. Mon avion a été retardé, lorsque je suis arrivée, le concert était fini depuis une heure. Ils étaient aussi programmés au Festival International de Jazz de Montréal, l’an dernier. Et, une fois encore, un problème d’avion, de retard. Et la même histoire qui se répète.

Cette fois, hors de question de les louper. C’est deux jours avant que j’arrive à Montréal, il n’y avait pas de raison d’arriver en retard. Ils jouent au Métropolis. Désolée, les gars, j’arrive pas à appeler cette salle, le MTelus. C’est comme à Paris et l’AccorHotels Arena. Pour moi, ça reste Bercy, mais c’est une autre histoire. Rien à voir donc avec le Pop Up, l’International ou les Trois Baudets. Disons, que c’est l’équivalent de l’Olympia niveau jauge. Et c’est full. Compliqué de se frayer un chemin près de la salle, je reste donc en arrière, sur les hauteurs même, pour suivre le concert. Et il faut dire que c’est un show quasi à l’américaine que livre The Franklin Electric, porté par un public de fanatique, avec beaucoup de filles et j’imagine pas mal de groupies dans les premiers rangs. C’est bien, les groupies. Je n’ai rien contre elles, il en faut. Le public est surchauffé, les paroles sont chantées par pans entiers, ça danse, ça lève les bras.

Communion

Sur scène, Jon Matte a l’air heureux. Je dis ça parce que de mon balcon, avec ma mauvaise vue, je ne vois pas grand chose, mais je juge par rapport aux nombreux « merci » prononcés pendant le concert. Un concert durant lequel, ça joue fort et ça envoie. On est loin du cadre intimiste des shows parisiens, et pour tout te dire, je préfère l’intimité, la proximité, la sensibilité qui se dégagent des concerts de Franklin Electric à Paris. Parce que c’est une autre corde qui se tend et c’est une autre émotion qui en sort. Mais, c’est bien de voir le groupe jouer à domicile, s’amuser avec un public qui les connait par coeur, communier avec eux. Parce qu’il y a bien évidemment une belle communion avec la foule. Le meilleur moment reste cependant toujours ces petits instants suspendus autour de la guitare, comme avec « Show Me A Quiet Air ». Sans doute, la plus belle chanson du répertoire de TFE.

Ce concert, c’est aussi l’occasion de découvrir en avant première les titres d’un troisième album en préparation, avec des influences un peu différentes. Moins folk, plus pop sans doute. Des titres durant lesquelles, Jon se débarrasse de sa guitare d’ailleurs et du piano aussi. Un avant-goût de ce qui nous attend et qui met l’eau à la bouche.

Merci Montreal! Wow 📸 by @williamarcandd

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Setlist : Resistance / Walk With You / Don’t Go / Strongest Man Alive / Rooftop / Burning Flame / Old Piano / Show Me A Quiet Air / It’s Taking You / All Along / Dreamer / Someone Just Like You / I Know The Feeling / This Is How I Let You Down /So Far / Are We Together Now / Unsatisfied / If You Could Read My Mind

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