« A Fistful Of Mojo », quand Mojo Sapiens fusionne les styles

SORTIE – Prendre une pincée de blues, un zeste de funk/électro, saupoudrer de hip-hop. Vous obtenez le premier EP de Mojo Sapiens.

Au départ, il y a Eli, MC et leader du groupe Freez. Victor, leader du groupe Dirty Deep. Cyprien, leader du groupe Fat Badgers. Tous les trois sont bien connus des scènes françaises de l’Est et d’ailleurs. Hip-hop, blues, funk, chacun évolue à la base dans un style musical bien particulier. Et pourtant, ils ont toujours défendu une idée commune de la musique. Une musique issue de la musique noire américaine, des racines bien ancrées, un respect immense pour leurs prédécesseurs, mais une volonté farouche d’y mettre le grain de folie nécessaire pour moderniser, dépoussiérer, faire bouger les lignes.

Se réunir autour d’une même vision

Alors forcément, quand on partage le même amour de la musique, la même vision, et les mêmes envies, il en faut peu pour se retrouver. Il suffit de l’initiative de programmateurs bien inspirés (coucou BVK !) qui laissent un jour le champ libre à ces trois artistes sur une scène pour qu’ils s’éclatent devant un public . C’était il y a quelques années déjà, le résultat a enchanté tout le monde et bingo, la graine était plantée. Il suffisait d’attendre que tout cela germe calmement.

mojo sapiens
Picture by Bartosch Salmanski

Et nous voici donc arrivés en 2020. L’année parfaite pour faire germer des choses. Parfaite parce qu’on en a bien besoin, tout de même. Besoin d’être enthousiasmés par de la nouveauté, par des promesses de bons moments pour l’avenir. Et c’est exactement ce que nous apporte ce trio devenu groupe à part entière, Mojo Sapiens, avec son EP, le bien nommé « A Fistfull Of Mojo ». Un concentré de promesses pour la suite.

Un voyage dans le temps

En 6 titres, on se retrouve plongés dans un univers blues où Victor et Eli se passent le micro, balançant allégrement le flow dans un déluge rugueux de synthés marécageux, impeccablement déversés par Cyprien. Impossible de ne pas battre la mesure sur « The Right Way » et de ne pas onduler sur « Waiting All Night Long ». Et impossible de ne pas traverser soudainement toutes les décennies de l’histoire de la musique au son de « All Need ».

Parce qu’il s’agit bien d’un véritable voyage dans le temps que cet EP. Un voyage qui nous emmène à 2020, année où tout est flou mais où tout peut donc se réinventer. La musique y compris. Vivement les concerts de Mojo Sapiens.

Mojo Sapiens, concert release-party le 28 octobre à l’Espace Django, Strasbourg, 20h30

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