On y était : la Fete de L’humanité 2012

La fête de l’Humanité c’est un laboratoire en plein air où sont testées tes capacités olfactives. Les douces effluves de beuh se mélange allégrement à celles de tartiflettes, de merguez, de riz au plantin, kebab, frites, huitres, foie gras, homard, camembert,  barbe à papa, gaufres, hot-dog, bière, pisse, rhum, cigarette et cigares… Ça titille tes narines, ça te colle à la peau, ça remue ton estomac. Toi, tu luttes avec toi-même pour ne pas rendre ton sandwich et ajouter dans l’air un parfum aux essences de vomi.

La Fête de l’Humanité c’est quoi ? Des jeunes qui se rêvent futur Che Guevara. Des vieux qui ont raté leur rêve d’être Che Guevara et qui radotent le même vieux refrain « ah c’était mieux avant« . De partout dans les allées, des banderoles te rappellent le climat politique tendu : l’Europe, la Crise, les Roms. Tout y est. On t’attrape à droite et à gauche pour te faire signer une pétition. Sous l’Agora ça se bagarre même pour empêcher la tenue d’un débat portant sur le FN… Serait-ce encore les élections ? L’Huma, c’est un drôle d’événement. Pas tout à fait culturel, pas tout à fait musical, pas tout à fait politique. En fait, c’est tout à la fois, si bien qu’on se demande qu’est-ce qui motive vraiment les gens à y aller. Pour les débats ? Pour les concerts ? Les spectacles ? La bouffe ? L’alcool pas chère ? Rares sont en effet les endroits à Paris où tu paies ton mojito 3 euros et ta bière 2,50… Sans doute, la raison devait résider dans les deux dernières propositions aux vues du nombres de personnes présentes dans les tentes, et le nombre de personnes sur la pelouse pour écouter les concerts du samedi. « Oh il y a Piteur Doherty » dit une femme avec un accent bien français.  « Connais pas » répond son amie. « Dub Inc. C’est quoi ? » « Bah, du dubstep…enfin je sais pas comment te l’expliquer« . OK… visiblement beaucoup ne sont pas là pour la musique.

Le fait est que côté programmation musicale à part les deux monstres New Order et Patti Smith, pas de quoi se taper le cul par terre. Certes, à eux deux ils valent la Fête dans sa totalité. On y était que le samedi, on a donc bien senti le vide intersidéral de la prog qui n’a pas trop remué la foule. Benabar a plu, Peter Doherty (malgré un très bon set) n’a pas emporté. Dub Inc a commencé à réveillé les gens qui se sont lâchés sur Parov Stelar…(un DJ autrichien qui mixe de l’électro des Balkans et une chanteuse entre Carmen Maria Vega et Lady GaGa en body). Seule Patti Smith aura illuminé la journée à coup de titres légendaires dont le fameux « Because The Night« . La maman du punk n’oublie pas son côté engagé en invitant le public à se battre pour sa liberté et l’égalité.

 

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