Deap Vally : « On aimerait faire une tournée avec les Rolling Stones »

deap-vallyJulie Edwards et Lindsay Troy se préparent pour le concert du soir. Dans une heure exactement : Deap Vally, délicieuse mise en bouche, juste avant Mumford and Sons dont elles assurent la 1ère partie. C’est comme ça pour trois semaines. Elles sillonnent l’Europe en compagnie du groupe anglais récemment primé au Grammy… Rencontre de deux californiennes, jeunes, jolies, douces comme la pluie. Elles font du rock et ne laissent personne indifférents. Julie, la chanteuse et guitariste protège sa voix, c’est Lindsay qui prend les commandes.

Alors Deap Vally, d’où venez-vous ?

On vient de Los Angeles en Californie.

Vous travaillez ensemble depuis combien de temps ?

Ça va faire deux ans maintenant.

Et avant, vous faisiez quoi ?

On bosser sur différents projets… J’avais un groupe avec deux autres nanas qui s’appelait les Perdie Party. Julie écrivait des textes pour des chansons. Et puis on s’est rencontrées à un cours de crochets que je donnais.

Ce n’est pas commun ça ! Et vous avez créé votre groupe dans un garage entre deux cours de crochets ?

Oui c’est ça !!

C’est votre 1ère fois en France ?

Non, on a joué à Rock en Seine à Paris l’été dernier…

C’était votre 1ère visite en France alors ?

En tant que musicienne oui. Mais je suis déjà venue deux fois à Paris, mais jamais en dehors de la ville… Donc c’est cool d’être ici, à Toulouse.

Du coup, comment avez-vous trouvé le public français ?

Incroyable, c’était incroyable. Les gens étaient vraiment participatifs, ils dansaient et sautaient partout. C’était vraiment fun. L’un de nos meilleurs concerts.

Et vous avez prévu de retourner y jouer ?

Pas pour le moment, on finit la tournée avec M&S à Lisbonne. Mais on reviendra, certainement, pour nous même. Ce serait fabuleux !!

Pour votre premier album ?

J’espère, nous bossons dessus en ce moment. On travaille par e-mail. On peut écouter sur la route, travailler et jouer en même temps. C’est bien comme ça.

Ça fait 3 semaines que vous êtes avec M&S, qu’avez-vous prévu de faire après ?

On a une semaine de repos puis on enchaine avec une semaine en Australie pour jouer nos propres concerts. On est vraiment excitées !! Ensuite on part au festival Coachella et on tourne un petit peu aux nord des États-Unis.

Comment avez-vous rencontré M&S ?

On ne s’est pas vraiment rencontrés. En fait Ben Lovett, le pianiste, était un gros fan depuis le début. Il a entendu notre musique via un label aux Royaume Uni il y a quelques temps.

Vous préférez jouer dans les festivals ou dans les concerts, dirons-nous, plus intimistes ?

Les festivals sont vraiment fun. On dirait des colonies de vacances, car il y a plein de groupes. On croise beaucoup de monde. « Regarde il y a un tel, regarde il y a un tel ! » C’est vraiment marrant. Mais les concerts sont sympas aussi, d’une autre manière. Parce que c’est à propos de toi. Tu peux avoir la chance de parler aux fans, avoir le retour, juste les rencontrer.

Les deux sont excitants !!

Et vous avez fait des bonnes découvertes musicales dans ces festivals ?

Gabriel Bruce, Refused, The Horses… Entre autres!!

Vous jouez beaucoup au Royaume Uni, qu’est-ce qu’il y a de particulier là-bas, c’est un bon endroit pour commencer ?

C’est un endroit magnifique déjà. On adore les fans, ils sont géniaux. Mais par contre, tout a le goût de curry. Ils en mettent partout, c’est fou !! Je ne comprends pas le problème avec ce pays, les gens sont géniaux, la campagne est sublime, les villes sont très belles, la culture musicale est pour moi l’une des meilleures, mais la nourriture, je ne comprends pas. C’est juste horrible.

Au moins, en France, vous êtes servies. Surtout dans cette région !!

Oui. On devrait commencer les  concerts en France pour prendre de la nourriture pour le reste de la tournée.

On m’a dit que le public européen était moins réceptif à votre musique qu’aux États-unis ou au Royaume Uni, quel est votre avis ?

Qui vous a dit ça ? Je n’ai pas l’impression que ce soit vraiment le cas. Après, c’est sûr que nous faisons la première partie donc les gens ne sont pas encore chaud et puis notre musique c’est du rock un peu dur donc si on ne s’attend pas forcément à ça, on peut être surpris. Mais c’est notre boulot de les chauffer !!

Vous sentez un public différent entre les pays ?

En Italie la semaine dernière, les gens étaient fous ! Ils sautaient partout, c’était extraordinaire alors qu’Allemagne, c’est vrai que les gens étaient un peu plus, stoïques. J’espère que ce soir sera encore meilleur parce qu’aujourd’hui, tout est réuni pour cela, le soleil, la nourriture…

Il y a quelque chose avec les groupes de deux membres californiens ? On en voit pas mal en ce moment…

Je ne sais pas, mais c’est vrai que le concept de groupes est une bonne manière de se faire connaitre. Le business de la musique est très cher aujourd’hui et c’est très difficile de sortir un album.

Ce n’est donc pas une histoire de musique ?

Si bien sûr que c’est une histoire de musique. Nous avons besoin de plein de notes et d’instruments pour pouvoir jouer ce que l’on veut. Pour la créativité aussi, chaque personne apporte son lot d’idées. Mais il y a un contexte économique difficile tout de même.

Et quelles sont vos influences ?

Led Zeppelin, Robert Jonhsson, Tina Turner, Black Sabbath, …

Vous connaissez un peu des artistes français ?

Mes parents me faisaient beaucoup des films bizarres en français… J’adore le cinéma français. Au niveau de la musique, Phoenix pour sûr. Justice sont vraiment bons. Il y a M83 aussi !!

Mumford and Sons sont peu connus ici, c’est fou en connaissant leur notoriété aux États-Unis.

Ouais, c’est clair que c’est le groupe du moment aux États-Unis !!

Ça vous plairait de faire une tournée américaine avec eux ?

Carrément, on a adoré les deux semaines avec eux, ils sont géniaux !!

Et sinon, avec quel artiste vous aimeriez partir en tournée ?

Olala, vous savez il y en tellement. Jack White, Tame Impala serait super… J’adorerais tourner avec les Black Keys du coup, ce serait fun. Ou sinon faire la tournée des Rolling Stones, si ils en font une.

Vous parlez un peu français ?

Non mais j’aimerais dire quelque chose comme « we are gonna to face off » au public.

On va mettre le feu !!

Très bien merci !

Le set est à l’image de ce que l’on trouve sur internet mais contraste réellement avec la douceur naturelle que ces artistes dégagent en interview. On a droit à un pur son de gratte, des nanas qui sont déchainées et donnent tout sur scène. Une autre surprise vient des gars de Mumfords and Sons qui tour à tour viennent poser leurs instruments sur les différents titres. Ça fait lever les foules. Ça fait plaisir à voir. En attendant l’album, qui sortirait avant l’été…

Thibault Dumoulin, à Toulouse.

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