MaMA Festival jour 1 : Albin Lee Meldau, Fishbach, The Slow Show, Charlie Cunningham…

LIVE REPORT – MaMA Festival 2016 c’est bel et bien parti. Hier, le boulevard Rochechouart s’est rempli de professionnels de la musique de toute la planète. Et c’est à partir de 19h que les festivités ont réellement débuté avec plus de 120 concerts répartis sur 3 jours. Seul petit bémol : on n’a pas pu tout faire…

Gaspard Royant
On retrouve la belle équipe de Gaspard Royant sur la grande scène de La Cigale. Une immense scène c’est bien ce qu’il faut au groupe, nombreux et déchaîné. Section de cuivre, chœurs féminins s’ajoutent au classique guitare/basse/batterie pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos hanches électrisées. Sur le devant, le chanteur fait le show, apostrophant le public, courant d’un bout à l’autre de la scène et se cambrant comme tout bon rock’n’roll singer. Ça swingue, ça groove, Gaspard Royant enflamme notre début de soirée.

Gaspard Royant
Gaspard Royant (c) Jeanne Cochin

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The Slow Show
Lumières tamisées au Divan du Monde pour le 2e concert de la soirée. On retrouve enfin The Slow Show sur scène, venus promouvoir la sortie de Dream Darling leur second album. Clavier, cornet (qui remplace le cor), basse et batterie entourent Rob Goodwin, le lead singer de la formation britannique. L’année dernière, on s’était pris une grosse claque dans la figure quand on les avait découverts sur scène, par un doux hasard. Ce soir, pour leur retour parisien, on a la confirmation : The Slow Show est un grand groupe. Pourtant, les avis divergent dans la salle, on entend aussi bien des « c’est trop maniéré » que les « il a une voix extraordinaire ». Nous on penche plus pour le 2e, même si on peut comprendre le 1er. The Slow Show y va franchement, et le timbre de voix outre-tombe du chanteur y joue un rôle important. Ça passe, ou ça casse. Pour nous, Rob raconte des histoires accompagné sobrement, mais toujours très justement par les autres membres du groupe. Et on adore.

The Slow Show
The Slow Show (c) Emma Shindo

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Charlie Cunningham
Qu’il est bon de retrouver Charlie Cunningham à Paris ! Deuxième concert dans la capitale pour l’Anglais, qui s’installe comme à son habitude avec sa guitare sur sa chaise, au centre de la petite scène du Théâtre de l’Atalante. Il est de très bonne humeur, et visiblement très content d’être de retour. En plus des « Blindfold » et « Lessleg » qui ravissent une salle archi-pleine, Charlie nous interprète avec ses doigts d’or de nouvelles chansons (dont « Opening »), qui figureront, nous annonce-t-il tout sourire, sur son premier album, dont la sortie est prévue pour janvier 2017. On ne le répétera jamais assez, mais on est toujours aussi captivées par l’exécution de son jeu de guitare, aux sonorités andalouses. Ses doigts virevoltent aussi bien sur les cordes que sur la caisse de résonance de l’instrument. Quel artiste fascinant !

Charlie Cunningham
Charlie Cunningham (c) Emma Shindo

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Fishbach
Fishbach s’est emparée de la scène de la Machine du Moulin Rouge avec autant d’aisance et d’intensité qu’une grande tragédienne racinienne. Seule avec son micro, ajoutant tantôt quelques accords stridents de guitare, elle pose sa voix grave sur une bande-son électro-disco sombre et mystérieuse. Un peu Rita Mitsouko, un peu Démons de Minuit, la jeune chanteuse joue avec sa voix, avec la mélodie et avec la scène, d’une manière kitsch-assumé et le résultat est fascinant.

Fishbach
Fishbach (c) Jeanne Cochin

Albin Lee Meldau
Il n’était pas encore venu à Paris. Enfin si, quand il avait 17 ans, et il était saoul, donc il n’a pas beaucoup de souvenirs. En attendant, le Suédois était bien de retour hier, et nous a fait 50 minutes de grand art, sur la petite scène intime du Théâtre de l’Atalante. Petite paire de lunette ronde sur le nez, le songwriter est corporellement habité par chacune de ses chansons, soutenu par ses trois musiciens (guitare, piano/batterie, basse). Il bat chaque pulsation de ses Stan Smith dans un balancement régulier, se tortille, son extraordinaire timbre de voix soul affirmé nous hérisse les poils toutes les 10 secondes, il parle presque sarcastiquement entre deux chansons, et interprète magistralement « Let Me Go », « Lovers », « Lou Lou » les titres de son 1er EP. Il conclut non sans humour avec un bye-bye capricieux,  inclut dans sa chanson « We’re On The Same Boat ». Éblouissant de talent, Albin Lee Meldau entre tête haute dans notre panthéon des meilleurs concerts de l’année 2016.

Albin Lee Meldau
Albin Lee Meldau (c) Emma Shindo

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Palatine
Le quatuor jour en dernier au Théâtre de l’Atalante. Ils sont en forme, et le public est au rendez-vous, malgré l’heure tardive de leur concert. On ne les avait pas vus depuis leur concert extérieur à la Plage du Glazart. Une chose est sûre, la salle close et les jolies lumières leur siéent au teint. En plus des titres de leur 1er EP (sortie le 28 octobre), le groupe parisien nous fait l’honneur de plusieurs nouvelles chansons, toutes aussi aériennes et chimériques. Palatine continue à tracer son chemin avec aplomb, paisiblement et hardiment. Nous, on est toujours sous le charme.

Palatine
Palatine (c) Emma Shindo

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Texte et photos : Jeanne Cochin & Emma Shindo

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