Francos de Montréal jour 5 et 6 : Angèle, Hubert Lenoir, Pomme…

LIVE REPORT – Retour en images sur les concerts de Matiu, Angèle, Pomme, Charlotte et Hubert Lenoir aux 30e Francos de Montréal.

Il ne peut pas faire toujours beau. C’est un fait. Surtout pendant les 10 jours que durent les Francos de Montréal. Cela ne nous a pas empêché d’aller assister à tout un tas de concerts, que ce soit des découvertes, des confirmations, ou des déceptions. Il faut de tout pour faire un monde il paraît.

Matiu vient de la Côte Nord du Québec. Il propose un folk-rock authentique, très roots, avec trois acolytes sur la scène Coors Light. Pas de chichis, rien d’extravagant, une agréable et indubitable simplicité. Il invitera une amie, Joëlle Saint-Pierre à se joindre à lui sur scène pour un duo en français et innu. On se croirait dans un bar entre amis, on passe un bon moment. Il invitera une amie, Joëlle Saint-Pierre à se joindre à lui sur scène pour un duo en français et innu.

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Who run the world?

La délégation féminine des Francos n’est pas en reste. Angèle se débrouille très bien sur la scène du Club Soda, en première partie d’Hubert Lenoir. C’est son premier concert à Montréal, mais la jeune femme a de la bouteille. La veille, elle foulait même la scène aux côtés de son frère Roméo Elvis au MTelus. Elle joue ses singles « Je veux tes yeux » et « La Loi de Murphy » qu’une bonne partie de la salle connaît déjà et chante à tue-tête. Elle calmera le jeu avec sa très belle reprise de « Bruxelles » de Dick Annegarn en clavier-voix.

Pomme ouvrait la soirée pour Camille dans le très beau, et très impressionnant Théâtre Maisonneuve. Seule, au milieu d’une grande scène avec sa guitare, son auto-harpe et sa malle, la Française nous envoûte. Comme elle le fait toujours. Son timbre de voix est magnifié dans cet immense espace ou le silence est roi et le public très attentif. En plus des « Adieu mon homme », « On brûlera » et « Ceux qui rêvent », Pomme nous joue une nouvelle belle chanson, intitulée « Les Séquoias ». Elle sera de retour à Montréal le 22 juillet au Jardin botanique.

Enfin, petit tour par la scène Coors Light où une autre Belge, Charlotte tente tant bien que mal d’animer un début de soirée pluvieux. Elle aura beaucoup de mal. Accompagnée d’un guitariste, la jeune femme lance ses pistes et s’avance sur le devant de la scène. Ses intrus sont encore un peu légères et ses titres manquent de profondeur, mais on ne manquera pas de suivre la carrière de cette artiste solaire.

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Je suis venu, j’ai vu, j’ai pas pu

Le dernier souvenir que j’ai d’Hubert Lenoir, c’est un concert à la Maroquinerie avec feu The Seasons, le groupe créé avec son frère. Ce souvenir est imprégné d’un profond mal aux oreilles puisque le garçon, malgré une énergie débordante ne chantait pas bien juste sous des faux airs nonchalants et arrogants. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Hubert Lenoir est le phénomène dont tout Montréal parle et se délecte depuis plusieurs mois. Le Québécois a sorti son premier EP en début d’année et remplit salle sur salle. Il est même passé faire un tour sur le plateau de La Voix élargissant son cercle d’admirateurs au grand public. Et s’attirant les foudres de certains médias conservateurs et vieille-France.

Car Hubert Lenoir c’est un package, c’est un show plus qu’un concert malgré sept musiciens sur scène avec lui. C’est de la provocation dans l’air du temps, une étiquette androgyne/queer qui fait fureur. Néanmoins, il faut reconnaître au garçon son talent pour la scène, il a du panache et le regard incandescent qui va avec. Dommage que musicalement ça reste très irritant et maniéré au possible. Dommage.

Photos : Emma Shindo

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