On y était : Zimmerman + She Keeps Bees au Pop Up du Label

LIVE-REPORT – Samedi soir, on est allé voir She Keeps Bees et l’incroyable Jessica Larrabee. Zimmerman, échappé de Balthazar, ouvrait la soirée.

Zimmerman, c’est le side-project de Simon Casier, aka le bassiste du groupe belge Balthazar. Habituellement accompagné de musiciens, il se présente ce soir seul avec son tabouret et sa guitare. On t’avoue notre curiosité. Un mec seul avec sa  guitare, venant d’un groupe hautement qualitatif, forcément, ça intrigue. Le truc, c’est qu’on n’a pas l’habitude d’écouter sa voix à lui, mais plutôt celle de Jinte Deprez  ou de Maarten Devoldere. Alors forcément, on repart de zéro.

Sauf que voilà, ça ne décolle pas. Sans être complètement inintéressant, le set que nous déroule Simon Casier ne brille pas. Les chansons de son 1er album, The Afterglow, s’enchaînent et se ressemblent. La voix manque de relief, les titres d’originalité, à l’image d’un « I Don’t Want It That Bad ». En guitare-voix, on espérait plus, pourtant. Parce que l’écoute d’un titre comme « Someday Maybe » nous faisait déjà penser à du Strokes, on se disait qu’en solo, ça allait peut-être changer la donne. Mais non. On n’accroche que moyennement…

C’est une autre paire de manche quand le duo de She Keeps Bees se présente. Jessica Larrabee est une tornade d’énergie qui secoue l’assemblée avant même de se mettre à chanter. Le groupe a déjà été comparé aux White Stripes, à The Kills, à Patti Smith ou Cat Power, et on ne va pas contredire tout ça. Mais il y a chez Jessica un truc en plus. Est-ce grâce à Andy LaPlant, qui a l’intelligence de se faire discret et efficace derrière ses fûts, tout en portant Jessica du regard? Est-ce à cause de la folie douce qui habite la jeune femme, qui la fait nous parler de « Trumpelstiltskin » et de son désespoir face à l’élection, qui la fait câliner sa guitare ou éclater d’un rire franc sans prévenir? Peut-être un peu tout ça en même temps.

Mais je crois qu’il s’agit avant tout de sa voix. Cette intonation à la Alison Mosshart, mais encore plus profonde, plus grave, plus sombre, pfiou. Derrière les sourires et l’énergie des intermèdes, il y a la nuit qui couve au fin fond des chansons. Une nuit froide et un feu qui brûle pourtant. Le feu de la passion qui se transmet dans un claquement de doigts, derrière cette longue tresse dénouée, dans un battement de tambourin, dans un accord de piano. On ne te parlera pas de la reprise de Björk, ni du mélange savoureux de chansons nouvelles et anciennes, parce qu’honnêtement, on n’a pas fait trop attention à ces détails. Magnétisés et hypnotisés, on n’a fait que se laisser porter par le talent du binôme. Alors on va se replonger totalement dans Eight Houses en attendant la prochaine fois.

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