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Pop Montréal : Claire Morrison et Kae Sun, plus que des découvertes

LIVE REPORT – Un petit tour au Rialto dans le cadre de POP Montréal pour une soirée “découverte” avec Claire Morisson et Kae Sun, deux artistes qu’on affectionnait déjà beaucoup.

On entame notre festival Pop Montréal avec une soirée découverte (ou presque) organisée par SiriusXM puisque dans les faits nous connaissons déjà Claire Morrison, Kae Sun et Laura Niquay, les trois artistes programmés ce jeudi soir orageux.

Lumineuse Claire Morrison

Pour celles et ceux qui aiment Fenne Lily et The Staves.

Claire Morrison brise la glace avec son sourire et ses deux acolytes (aussi meilleur·e·s amis) Judith Little-Daudelin (aux percussions et voix) et Félix Le Blanc (piano). C’est un petit set de sept chansons seulement, mais quel bonheur de revoir cette artiste manitobaine qu’on avait découverte en première partie de Rayannah dont elle était aussi la gérante.

Montréalaise d’adoption, elle offre au public du Rialto ce qu’on appelle une parenthèse enchantée. Le piano et la guitare s’entremêlent délicatement, tandis que les percussions subtiles (balais ou baguettes de timbale) apportent ce petit punch rythmique bienvenu. Les harmonies sont on point (cet a cappela sur “Don’t You Come Around Here” m’a fait hérisser les poils) et on a beaucoup de plaisir à découvrir de nouvelles chansons dont “Brûlons/Burn” une traduction d’un poème de Patrice Desbiens, poète franco-ontarien. Le folk lumineux de Claire Morrison (malgré des textes pas toujours joyeux) agit comme un véritable baume au cœur. On a peut-être eu les yeux humides lors de “Hands Up”, une ballade émouvante qu’elle interprétait en live pour la deuxième fois seulement.

Kae Sun, ce gros supplément d’âme

Pour celles et ceux qui aiment Allan Rayman et The Weeknd (House of Balloons).

Kae Sun est l’un des premiers artistes que l’on m’a fait écouter lorsque je suis arrivée au Québec, époque collectif Moonshine (“Treehouse” et “Canary” toujours sur mon mp3). L’artiste ghanéen installé à Montréal, qu’il considère comme sa maison, défend son dernier EP Midnight and Other Endings sorti en début d’année de façon indépendante.

Assis sur une chaise haute à côté de son ordinateur sur lequel il lance ses instru, l’artiste peine un peu à programmer et faire la discussion avec le public en même temps. Peu importe, car dès que ses pistes sont lancées et que les basses lourdes résonnent dans les speakers, on est dedans, et lui aussi. Le timbre de voix de Kae Sun est envoûtant, plein d’envergure et d’âme. Il surprend le public avec une parenthèse guitare-voix, presque berceuse assez surprenante et vient clôre son set avec l’excellente “Bright Lights”.

Photos : Emma Shindo