4 artistes folk strasbourgeois à découvrir
MUSIQUE – Parce que la musique est partout et que regarder près de chez soi est toujours une bonne idée, on te présente 4 artistes folk de Strasbourg. Prêt.e aux découvertes ?
La scène culturelle française a terriblement besoin de s’épanouir. Et puisqu’on ne peut visiblement pas compter sur les hautes instances pour le soutien, c’est à nous de l’assurer. Découvrir et soutenir nos artistes, ça commence, comme d’habitude, par regarder près de chez soi. Alors cette semaine, on privilégie les concerts à la maison (ou presque). Petit tour d’horizon des artistes qu’on a vu ou va voir ces jours-ci.
Solaris Great Confusion
Stephan Nieser, on en parlait déjà en 2016 ici, mais sa voix, on l’écoute depuis plus longtemps. Alors pourquoi on le met dans cet article découverte ? Parce qu’il y a des projets dont on ne comprend pas qu’ils ne s’exportent pas plus loin. Par exemple, à la dernière Route du Rock, on écoutait Alva Starr et on ne pouvait pas s’empêcher de se dire que, décidément, on avait tout aussi bien (pour ne pas dire mieux, parce qu’on est poli) à la maison avec Solaris Great Confusion et Original Folks. Et qu’eux aussi, on aimerait bien les voir à l’autre bout de la France. Mais à défaut, on voit Solaris Great Confusion ici et c’est déjà parfait. Avec Elise Humbert au violoncelle, Stephan chante ses titres, et prépare doucement l’arrivée du futur album, un split avec justement Original Folks. Hâte ? Oui, très.
JJH Potter
Si tu aimes les singers-songwriters folk, du genre solo en guitare-voix, ou formule élargie avec quelques voix féminines en bonus, JJH Potter et son nouvel album sont faits pour toi. Des guitares à la Nick Drake (“The Stroke”, “Northern Star”, même combat non ?), des arrangements d’une beauté organique, une délicatesse et une douceur bienvenues dans ce monde de brutes… C’était un bonheur de découvrir tout cela lors d’une release party en groupe. Avec ses deux filles pour l’accompagner à la voix, Pierrick était bien entouré, aux côtés de Cédric et son toucher tout en nuances à la batterie, et Audrey et … à la contrebasse et basse. Un moment intemporel que tu pourras recréer aussi bien que possible en te procurant Ghosts Unveiled. En attend le prochain concert !
Albert Jung
Lui, étrangement, était passé sous nos radars pendant tout ce temps. Ce n’est pas faute pourtant d’avoir fait du bruit, quand avec Bandit Minuit il figurait très très vite dans la sélection des Inouïs… Mais il était donc écrit que nos chemins se croisent à l’étape d’après, celle où le “bandit repenti” revient aux fondamentaux de sa musique. Ça tombe bien, nous on ne jure finalement que par cela. En concert en guitare-voix, c’est la claque. De ces rencontres fortuites et soudaines qui vont hanter longtemps. On ne comprend pas trop ce qu’il se passe alors ça termine en tentative désespérée de se raccrocher à ce que l’on connaît. Des accords à la Damien Rice (“Crazy little big fat thing” nous a rappelé “Coconut Skins”, va savoir), une voix aux accents un brin woodkidiens, une poésie musicale digne d’Hania Rani et des paroles qui jouent avec les mots et font claquer la langue. Un mystère qu’on a vite envie de réécouter.
Il sera d’ailleurs à la Strasbourg Music Week fin mai. Foncez.
Joceline
Elle chante en anglais (ses origines), est entourée de guitare, batterie, violoncelle, claviers… En bref l’attirail complet pour une pop folk indé tout en douceur. Mais beaucoup moins sucrée que ce à quoi la France peut nous avoir habitués dans ce registre, et tant mieux ! Sa sortie un 14 février d’un titre de rupture en dit d’ailleurs beaucoup de l’univers de Joceline, qui célèbre son premier album Lights In Darkness. Le titre, lui aussi, dit tout. Cet album, c’est un appel à se retrouver, à se rassembler, à ne pas se laisser plonger dans l’obscurité qui nous entoure. C’est un câlin collectif au milieu de la tourmente, entre piano grave, et guitare légère, voix feutrée et envolées assurées.
Un dualisme qui fait toute la profondeur de ce projet à découvrir jeudi 03 avril à la Péniche Mécanique.