Camille Jensen au Supersonic : profiter du moment présent
COMPTE RENDU – 23 octobre. 20h. Paris, à deux pas de Bastille. Retour sur le concert de Camille Jansen au Supersonic.
Après une semaine intense au travail, la pluie, le froid qui revient à Paris et, avec lui, les premiers signes d’un rhume… En toute honnêteté, je manquais un peu d’énergie. Mais le concert de Camille Jansen était l’occasion parfaite de se retrouver dans un espace chaleureux, même si dehors, c’était la tempête.
La douceur du familier

La soirée commence avec Laelou, une belle découverte ! Dès le début, on pouvait voir que l’artiste était bien entourée. Plusieurs de ses amis faisaient partie du public. Ils l’encourageaient, prenaient des photos et chantaient avec elle. Laelou de son côté semblait très à l’aise et interagissait beaucoup avec le public, elle est même descendue de la scène pour chanter parmi eux. Elle nous a aussi fait entrer dans son univers en nous dévoilant quelques histoires liées à ses chansons. (Découvrir la musique de Laelou)
De retour à la maison
Puis vient le tour de Camille Jansen.
Franco-britannique, ayant grandi à Paris, le franglais est présent sur scène. Ayant vécu de mon côté plusieurs années à Montréal, ça m’a rappelé des souvenirs. Pour revenir à Camille, elle a commencé par le mannequinat avant de se lancer publiquement dans la musique. Elle évolue donc entre les univers de la mode et de la musique.


Dès les premiers échanges avec le public, elle évoque le plaisir d’être de retour chez elle. La salle était remplie de ses amis et famille, rendant cet espace encore plus intime. Même sans faire partie de ce cercle, on avait l’impression d’y être accueillis.
Camille n’arrêtait pas de sourire. On sentait qu’elle était heureuse d’être là, entourée des personnes qu’elle aime. Les cris de ses amis, leurs réactions et leur enthousiasme contribuaient à cette atmosphère chaleureuse. Et finalement, le nom de cette tournée, A Slice of Life (Un fragment de vie), prend tout son sens.
Bringing it back
Musicalement, Camille Jansen s’inspire surtout des sonorités des années 1960 et 1970. On pense à Bob Dylan ou Patti Smith. Ses influences oscillent entre le folk, le rock et quelques accents country. Ses chansons ont quelque chose de narratif et de sincère. Elle raconte ses histoires sans chercher à en faire trop, avec une simplicité qui ne tombe pas dans la banalité.
Sur scène, elle pioche dans différentes périodes de sa discographie, de son premier EP Louise paru en 2019, jusqu’à son dernier single Motherland sorti en juillet 2026. Elle a également chanté sa seule chanson en français « Je ne fais que rêver », mais nous a révélé que d’autres morceaux en français devraient sortir prochainement. Entre chaque chanson, elle nous raconte un peu l’histoire qui se cache derrière ses morceaux ou nous explique dans quel contexte certaines chansons ont été écrites.
Le concert avance, sans précipitation, jusqu’à ce que Camille annonce qu’il reste trois chansons, puis une, et ensuite c’était fini. Ses amis l’encourageaient à en chanter une dernière, mais Camille leur disait, entre deux rires, que c’était bien la dernière chanson et qu’il était temps d’aller boire une bière.
Cette dernière scène résume bien l’atmosphère décontractée qui se dégageait aussi bien de Camille que de la soirée elle-même. Même si tout était préparé, on avait le sentiment que chacun profitait pleinement du moment présent.

Texte et photo : Maïa Mendilaharzu
