La fille qui doutait toujours…

De ma chambre d’hôtel, je me repasse le film de l’année 2012. Je me pose des questions sur ce qui m’attend et je réfléchis… A beaucoup de choses. A ce que j’ai fait ses deux dernières années. Aux millions de rencontres que j’ai faites. Bonnes ou mauvaises. Aux magnifiques concerts auxquelles j’ai participé. Je revois les moments géniaux que j’ai passé sur les festivals. Les moments de galères, les fous rires, les larmes. Je pense aux moments de colère et de ras-le-bol. Ces moments où, j’ai eu envie de tout balancer, arrêter ce blog, quitter le monde de la musique, arrêter le journalisme. Je pense aux millions de coups de gueules que j’ai dû passer, aux oreilles que j’ai dû casser, aux gens que j’ai dû horripiler à toujours râler.

Mais, j’avais de bonnes raisons.

J’ai choisi d’évoluer dans un milieu où les uns marchent sur les autres, où tous le monde s’aime et se déteste, où on s’adore et on se tire dans les pattes. J’ai choisi d’exercer un métier où le talent n’est pas toujours récompenser, où l’on préfère favoriser les amis, où l’on fait des reviews de concerts qui n’existent pas…un métier où les meilleurs ne sont pas forcément les mieux lotis. J’ai choisi d’être journaliste. Je suis journaliste d’ailleurs officiellement depuis le 17 juillet 2012. J’ai cru que ce moment tant attendu changerait ma vie. En fait, j’ai juste obtenu une carte de plus, une nouvelle carte que je range parmi les autres cartes de mon porte-feuille.

Dans ma chambre d’hôtel, les yeux fixant le vide je réfléchis à ce qu’il m’attend cette année. La même chose sans doute. Des concerts bons, d’autres très mauvais.  Une fois par mois, voire par semaine, je détesterai le métier de journaliste musical, j’aurais envie de foutre des baffes aux mecs qui me traiteront de groupies (même aujourd’hui, une fille n’a pas sa place dans le rock), j’aurais envie d’en foutre aussi à ces journalistes nuls qui décrédibilisent le métier en buvant des bières les unes après les autres au lieu de regarder ce qu’il se passe sur scène, en écrivant des articles avec du vide, en réalisant les mêmes chroniques… Et puis, une fois de temps en temps j’aurais un coup de cœur, je craquerai pour un groupe qui me rappellera pourquoi j’ai choisi ce métier-là. Un mec ou une nana me parlera avec passion de son métier, des étoiles dans les yeux. Un concert d’un type inconnu me collera des frissons. Un gars qui, seul avec sa guitare sous une lumière faible chantera des chansons qui me parleront, qui me toucheront. Comme ce 2 décembre 2009, le jour où j’ai découvert ma vraie vocation.

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