Notre rétrospective de l’année 2016

DANS LE RÉTRO – Il est temps de dire au revoir à 2016, et d’accueillir 2017, les bras grands ouverts. Toute l’équipe revient sur ses moments forts de l’année, ses coups de cœur, mais aussi ses déceptions…

Sabine

Meilleur album : Si je me fie à mon compte Deezer, Palermo Hollywood de Benjamin Biolay est l’album que j’ai le plus écouté cette année. Album sorti en 2016, entendons-nous. Sinon c’est The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Benjamin Biolay, c’est mon Serge Gainsbourg à moi. L’un des garçons qui m’a fait aimer la chanson française. Palermo Hollywood c’est un album en clair-obscur. Un album plein de nuance, de noirceur et de lumière. C’est l’album qui illumine une soirée pluvieuse, qui accompagne les matins compliqués, l’album qui rend heureux. J’aurais pu mettre aussi & de Julien Doré, ou encore You Want It Darker de Leonard Cohen.

Meilleur concert : Instantanément je dis The Last Shadow Puppets à Europavox. Parce que c’était une grande leçon de rock’n’roll, un mélange de nonchalance, de décadence et de déhanchés suaves sur fond de bromance. Mais je retiens aussi Marlon Williams au Pop Up du Label parce qu’il m’a rappelé pourquoi j’aimais le Folk avec un « F » majuscule.

Meilleure découverte : Bernhari. La grosse claque dans la gueule issue de la grande famille des artistes talentueux made in Québec. Je ne sais pas ce qu’on donne à manger aux enfants là-bas. Sans doute du Neil Young au petit-déj, du Leonard Cohen au déjeuner et du Felix Leclerc au souper. C’est ma seule explication.

Déception : RY X au Trabendo. Le mot chiant a été inventé pour ce concert. J’aime beaucoup RY X mais il fait partie de ces artistes qu’il ne faut pas voir et écouter en live parce qu’il a le même effet qu’un Lexomil.

Emma 

Meilleur album : S’il y a un album que j’écoute avec toujours autant de passion qu’aux premiers jours c’est bien Cleopatra de The Lumineers. Je les attendais au tournant, car un deuxième album c’est risqué (et je ne vous parle pas du troisième…), mais ils n’en ont pas trop fait, et cet album c’est exactement ce que j’adule. Toutes les chansons sont par-fai-tes, de « Sleep On The Floor » à « My Eyes ». Mes poils se hérissent toujours aux mêmes endroits. Et les voir pour la première fois à Québec cet été n’a fait que renforcer mon amour inconditionnel.

Meilleur concert : Un petit concert s’est détaché du lot de tous les concerts géniaux auxquels j’ai eu la chance d’assister cette année. C’est celui d’Albin Lee Meldau au Théâtre de l’Atalante pendant le MaMA Festival. Une petite salle capitonnée, et un mec possédé par sa musique qui m’a littéralement éblouie. Et cette musicalité diantre ! Exceptionnel.

Meilleure découverte : Définitivement les garçons de HER découverts au Festival Chorus, un midi.  Et l’un de mes derniers concerts de l’année dans ma ville. Un coup de cœur immédiat et justifié ! La grande classe à la française. Et une addiction réelle.

Déception : Mokaiesh à la Boule Noire. La violente impression d’être passée à côté de quelque chose. D’être complètement à côté de la plaque sinon. Ou d’avoir grandi…

Mathilde 

Meilleur album : Petite hésitation avec Post Pop Depression du grand Iggy Pop, parce que Josh aussi… Mais finalement ce sera bien Ash & Ice, album qui signe le grand retour d’un de mes groupes préférés, chéris et adorés: The Kills. Alison Mosshart y est plus féline que jamais, Jamie toujours aussi dandy et laid back, des morceaux ultra sexys, dans la lignée des précédents, et du live qui aurait pu être dans la catégorie meilleur concert. Bref, un sans faute !

Meilleur concert : Peu d’originalité, encore eux, mais oui Half Moon Run en mars à Lyon à l’Épicerie Moderne. Parce que ces garçons sont superbes en live, certes, mais aussi et surtout parce que c’était un concert symbolique, le premier après le 13-Novembre, et celui qui m’a rappelé à quel point la musique m’est vitale, à quel point la force de l’énergie offerte sur scène par les artistes dépasse tout…

Meilleure découverte : Un Franco-Québecois, Aliocha. Une jolie pousse biberonnée à Dylan, qui sonne comme du Beck, propose des sessions acoustiques sincères et qui devrait continuer à promener son joli timbre dans nos écouteurs en 2017.

Déception : Le « grand » retour de Cocoon, qui est juste en fait Mark Daumail seul qui refait du folk mais sans Morgane Imbeaud, donc pas Cocoon. C’est fade, sans relief, et n’a pas mérité plus d’une écoute avant de disparaître de mon iPod.

Jeanne

Meilleur album : Depuis l’annonce de la fin des Dodoz, je suivais fébrilement les actualités des quatre toulousains. Devenus Las Aves, ils sortent rapidement un album plutôt électro-pop Die In Shanghaï  et prouvent que sur tous les fronts ils sont de véritables génies.

Meilleur concert : Deux fois cette année j’ai eu l’occasion de voir les Little Green Cars en concert : au Cobalt de Vancouver et au Pop-Up du Label à Paris. Et ces deux soirs-là sont inscrits au Panthéon des meilleurs concerts de cette année. Un concert des Little Green Cars c’est toujours fascinant.

Meilleure découverte : On avait très bien commencé l’année avec la découverte en janvier des incroyables 3SomeSisters. Créativité, puissance vocale et prestance scénique magnétique, ils ont tous les talents.

Déception : Pas facile ! Ma seule déception qui me vient en tête à l’heure du bilan est le concert des The Seasons à La Maroquinerie. J’attendais avec impatience leur retour en France depuis la sortie de l’album Pulp et ce come-back tant attendu a débuté avec des garçons vraisemblablement fortement alcoolisés et par conséquent pas très justes vocalement. Dommage.

Renaud 

Meilleur album : Au cinéma, Berlin fut mis en image par Jason Bourne. À la télévision, Carrie Mathison et Homeland ont parcouru les rues de la capitale berlinoise. En musique, Agnes Obel a voulu nous montrer une facette de Berlin, en vain. Car le vrai visage de Berlin, une ville qui est chère à mon cœur, fut magnifiquement mis en musique par la new-yorkaise Diane Birch. Enfermée de nombreux jours dans un studio berlinois, elle a su sortir un EP en février 2016, qui sentait la nostalgie, le froid berlinois, la mélancolie et la joie de cette vie. Nous, un titre français, pour un EP qui a fait chavirer mon cœur tous les jours.

Meilleur concert : Les sorties en concert furent rares cette année. TLSP à Europavox, The Kills à la Coopérative de Mai. Je ne retiendrais pas le rock cette année, mais le cosmopolitisme de Benjamin Biolay, qui, avec Palermo Hollywood, se permet de nous faire danser et pleurer pendant ces concerts. 2h30 de bonheur, après 2 rappels, une anthologie de tous ses plus grands titres et Palermo Hollywood joué en entier. Benjamin Biolay, assurément l’artiste live de l’année 2016 pour moi, même si Alison Mosshart à fait palpiter mon cœur sur « That Love » en version acoustique et solo.

Meilleure découverte : Après Berlin et Buenos Aires, direction la Californie. Je ne me rappelle plus du pourquoi du comment j’ai découvert Alexandra Savior, mais je me souviens avoir tout de suite accroché. Un air de Lana Del Rey, une production d’Alex Turner. Tout est parfait, même si je sens une déception venir, avec la sortie de son premier opus en 2017.

Déception : Agnes Obel, définitivement. J’avais aimé le premier album, j’avais adoré le deuxième. Citizen of Glass, sorti il y a quelques semaines, n’est qu’une face B, une pale copie de ses précédents albums. Il reste toujours magnifique, mais bien loin du niveau du single « Familiar » qui laissait espérer un renouveau Obel. À la place de cela, on a eu une Agnes Obel redondante. Quel gâchis musical !

Morgane

Meilleur album : At Swim de Lisa Hannigan. Pour la beauté de chaque titre, pour la production d’Aaron Dessner, et pour le saut de géant que Lisa a fait du côté des artistes incontournables. Enfin un album à la hauteur de toutes ses qualités. Mais parce que ce format est définitivement celui qui me ressemble, je ne résiste pas à l’envie de citer mon EP de l’année : Lovers, d’Albin Lee Meldau. Parce qu’il était grand temps que ce garçon soit enfin présenté au reste du monde.

Meilleur concert : Incontestablement Iggy Pop au Grand Rex avec la team du Post Pop Depression au grand complet. La claque, les moments de grâce, et cette classe qui suintait à chaque note. Du haut niveau. Désolé pour Marlon Williams et The Tallest Man On Earth, dont les concerts ont pourtant été épiques. Difficile de surpasser l’Iguane…

Meilleure découverte : en live, les Belges de SX (en 1re partie de Petite Noir), menés par l’hypnotisante Stefanie Callebaut. Un concentré de magnétisme, tant vocal que musical. Et au hasard des errances sur le net, la solaire Thanya Iyer. Canadienne passionnante qu’on rêve de voir débarquer par ici.

Déception : Bon Iver et son 22, A Million. Album et concert inclus. Moins d’âme, moins d’émotions, quoiqu’en disent 90% des critiques musicaux. On salue la liberté de Justin Vernon, mais pas son résultat. C’est comme ça.

Allez, on remet ça l’année prochaine ?!

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