Børns au Club Soda : les paillettes sans le feu

LIVE REPORT – Børns était de passage à Montréal pour présenter à son public québécois son nouvel album « Blue Madonna ». Un show efficace bien qu’un peu lisse.

Arrivée au Club Soda sous la neige. Les notes de « Stay » se font entendre alors que je passe les portes d’entrées de la salle. En première partie de Børns, c’est Mikky Ekko qui a la charge d’ouvrir la soirée. Il conclue son set avec sa chanson qui l’a fait connaître du grand public : son featuring avec Rihanna. Mais ce soir, le public est venu en masse pour voir Børns, dont le dernier album Blue Madonna est sorti il y a quelques semaines. Je me souviens l’avoir entendu en petit comité à Paris, avant que Garrett Borns de son vrai nom, nous rejoigne pour jouer quelques titres en acoustique. Le pied. J’avais donc hâte de découvrir ces nouvelles chansons en live.

Un show trop formaté

Pas moyen de s’avancer vers la scène je reste donc en position de sécurité derrière la console pour le début. Le concert est à guichets fermés ce soir-là, je ne voudrais pas contrarier des fans intenses, au bord de la crise de nerfs. C’est devant un décor tropical que Garett apparaît avec ses quatre musiciens peu après 21h. Juché sur une petite estrade, on a parfois du mal à l’entendre, les basses sont très fortes. Sur les refrains ça passe, mais quand l’Américain tente, certes rarement, d’interagir avec son public, c’est inaudible. Et c’est bien dommage, car le point fort de Børns c’est bien son timbre de voix haut perchée et puissant d’une justesse désarmante.

Le concert me fait l’effet d’un spectacle à l’américaine propret. Tout est millimétré, formaté, tous les titres s’enchaînent, on a à peine le temps de respirer, pas le temps de savourer. Esthétiquement en revanche, c’est réussi. Les lumières sont nickel, le public danse, chante et on entend fréquemment des « Garrett I love you ». Mais émotionnellement, je « rentre » dans le show que lors de la dernière demi-heure avec le début de la belle « Clouds » en guitare-voix. Ça fait long. Déjà qu’il a fallu attendre le 6e titre pour que Garrett s’adresse à son public…

Si sur scène l’artiste est plus qu’à l’aise, avec une belle gestuelle élégante de pop-star, dès qu’il prend la parole, on a l’impression de se retrouver face à un jeune homme d’une timidité presque maladive. Par deux fois, Børns reçoit des cadeaux du public, qu’il semble accepter avec sincérité et tendresse. On retiendra une reprise dansante de Madonna, « Holiday », ainsi qu’une communion parfaite entre l’artiste et le Club Soda sur « American Money ». Logiquement, Børns conclue son concert avec « Electric Love », qui laisse le public en joie. Pour certains, la soirée ne fait que commencer…

Setlist : God Save Our Young Blood / Faded Heart / Sweet Dreams / We Don’t Care / Man / Iceberg / Second Night of Summer / I Don’t Want U Back / Holiday – Madonna / Supernatural / Blue Madonna / Bye-Bye Darling / Seeing Stars / Clouds / 10,000 Emerald Pools / American Money / Past Lives / Holy Ghost / Electric Love

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