Lovesick : la mini sitcom beaucoup trop courte, beaucoup trop bien

SÉRIE – Anciennement diffusée sous le nom de « Scrotal Recall » la série britannique « Lovesick » rachetée par Netflix revient enfin en novembre prochain. L’occasion pour nous de te vanter les mérites de la première (trop) courte saison.

« Pants on fire? Time to get checked ». Voilà comment débute la première saison de Lovesick, cette série anglaise méconnue (à tort) réalisée par Tom Edge, de seulement 6 épisodes, diffusée en 2014 au Royaume-Uni (Channel 4). Tu l’as peut-être connue sous son nom initial un chouïa plus explicite : Scrotal Recall (non, je ne te traduis pas ça).

On découvre Dylan, notre héros fleur bleue à la sensibilité exacerbée, interprété par Johnny Flynn, installé dans la salle d’attente d’une clinique, patientant sagement pour les résultats de son dépistage. Bien sûr – sinon ça ne serait pas drôle – il est testé positif à la chlamydia, MST bien connue de tous. « Il faudra informer toutes vos anciennes partenaires » l’informe la médecin. « Toutes ? ». « Non, juste celles que vous aimez bien ».

Post-chlamydia

Heureusement Dylan a son meilleur ami Luke serial lover et lourdeau par excellence (l’excellent Daniel Ings) pour le réconforter dans cette épreuve : « la chlamydia ? Il n’y a rien de plus commun, c’est un peu le missionnaire des MST. Tant que ce n’est pas de l’herpès ou un cancer du pénis, c’est bon ». Troisième maillon de la chaîne : la tendre Evie, leur coloc/meilleure amie graphiste jouée par Antonia Thomas, qui apporte un peu de douceur et de girl power au trio.

Tu l’auras compris, Lovesick serait plutôt une série à classer dans ce qu’on appelle presque vulgairement les comédies. Le speech ? Dylan choisit d’avertir ses anciennes partenaires. Sauf que Dylan est un jeune homme de principes : au lieu de leur envoyer à chacune une carte impersonnelle fournie par la clinique pour les avertir de leur potentielle infection, il décide de les appeler, non pas par tour de poitrine comme le suggérait Luke, mais par ordre alphabétique, sobre ou ivre.

Une saison 2 en cours (thanks God)

Chaque épisode (d’à peine plus de 20 minutes) porte le nom d’une de ses nombreuses conquêtes et nous raconte leur rencontre et leur rupture. Tout en suivant en fil rouge sa vie actuelle : réaction des anciennes conquêtes, et nouveau déboire amoureux de taille. Difficile de t’en dire beaucoup plus sans te dévoiler l’intégralité des 6 épisodes. 6 épisodes oui, tu as bien lu. Seulement 6 épisodes de 20 minutes, disponibles depuis début août sur Netflix.

Heureusement (oui oui !) Netflix a racheté les droits, et une deuxième saison de 8 épisodes sera mise en ligne le 17 novembre 2016. On prend les mêmes, et on continue, pour notre plus grand bonheur.

Car Lovesick, malgré ses airs de comédie romantique contemporaine vue et revue, est au contraire une série très actuelle, osée, qui parle enfin de l’amour comme on le connaît, celui dont on discute (presque) sans gêne avec nos potes, qui nous avisent de leurs bons et mauvais conseils en la matière. Dylan, Evie et Luke, Abigail, Anna, Cressida, Jane, Bethany et Phoebe c’est toi, c’est moi, c’est nous. Leur vie, c’est la nôtre, les répliques fusent et les situations loufoques sont bidonnantes de réalisme. On n’en peut plus d’attendre la suite.

UPDATE 2021 : Lovesick est désormais finie et les trois (géniales) saisons sont toutes disponibles sur Netflix.

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2 pensées sur “Lovesick : la mini sitcom beaucoup trop courte, beaucoup trop bien

  • 28 septembre 2016 à 11 h 15 min
    Permalink

    Hey ça me donne envie d’y jeter un oeil, cela a l’air drôle et j’adore l’humour anglais…
    Merci à toi !!

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