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Le fédérateur Étienne Coppée remporte la finale des Francouvertes 2021

LIVE REPORT – Au cours d’une jolie finale, dans les conditions sanitaires que nous connaissions, Étienne Coppée a remporté la 25e édition des Francouvertes devant Calamine et Ambre Ciel.

Ça y est, on y est, le soir de la grande finale des 25e Francouvertes. Dans des conditions un peu améliorées mais toujours pas de retour à la normale. Pauvre nous dans nos salons, en mou. Et courageux.geuses finalistes qui n’auront pas eu la chance de jouer devant un public de toute leur édition. Ni de profiter du Club Soda pour leur dernier concert. Quoi que l’on aperçoit des chanceux.ceuses membres des famille attablé.e.s devant les tables des jury pour cette dernière. Place à la musique et à cette finale des “gens gentils” comme nous disait Étienne Coppée la semaine passée.

Ambre Ciel, l’évasion

Ambre Ciel a la lourde charge d’ouvrir le bal. Choix judicieux de la part des programmateur.trice.s d’entamer la soirée par cette créatrice de pop ambiante nourrie de musique classique. Sa proposition est la plus en marge des projets habituels du concours. Sur le clavier d’Ambre Ciel, “Le Portail” d’Olivier Roberge, une forêt enneigée miniature qui lui permet de présenter son projet aux spectateur.trice.s. Et effectivement, la harpe, les cordes, les machines vaporeuses et les subtiles percussions nous font tout de suite voyager dans les paysages grandioses et époustouflants de l’Islande où Jessica s’est rendue il y a quelques années.

La voix pleine d’effets (sans les paroles à côté, on ne comprendrait certainement pas), et derrière son clavier, Ambre Ciel a le mérite d’avoir un univers bien à elle dans lequel elle nous transporte en 30 secondes à peine. La voix est un instrument à part entière, elle accompagne sa musique. S’avançant sur le devant de la scène pour sa pièce “Orage mirage”, elle finit au violon, son instrument de prédilection. Le set se termine avec la plus fournie “Mirador”, dans une lente gradation d’intensité et d’ambiances cinématographiques.

Le réconfort Étienne Coppée

Au tour d’Étienne Coppée de s’installer. Lui, que l’on voit danser sur scène à la pause avec une pancarte “Je suis fier de nous”. La petite fleur dans les cheveux est de retour, et Étienne est “heureux” car ils jouent avec ses ami.e.s. Sa bonne humeur et ses ondes pleines de bienveillance s’en viennent jusqu’à nous dès “Le vent se lève” qui ouvre son set. Pareille à une brise de fraicheur en plein été. “L’été indien de ta vie” nous réchauffe le cœur avec ce petit ukulele des familles. Le sourire contagieux d’Étienne et les regards mielleux lancés parmi les musiciens et choristes de son groupe, assis en demi cercle, nous plonge dans cette atmosphère apaisante, chère à l’artiste.

On admire encore une fois cette complicité platonique, assure-t-il, avec Flavie, sa meilleure amie et coloc. Elle le rejoint au centre de la scène pour un touchant duo ukulele voix (“Couvre feu”). Et comme d’accoutumée, final fédérateur autour des hallelujah et des harmonies de “Demain il fera beau”. C’est doux, c’est beau, c’est touchant, c’est bien construit, ça passe trop vite. On aime adhère toujours autant.

Calamine, la fougue et l’intelligence

Hochelaga c’est un state of mind. C’est avec “Dans le bout.e du stade” que Calamine et ses trois musiciens débarquent sur scène. Mission : conclure festivement cette sympathique soirée de finale. Calamine et son aisance scénique incontestable dédie “J’ai tout c’qui m’faut” à son premier hater des réseaux. Elle rappelle à raison que le 17 mai est la journée internationale de lutte contre la transphobie, la biphonie et l’homophobie. C’est tellement bien amené qu’on ne peut s’empêcher de se dire que le pauvre Danny (le hater) a presque bien fait d’être désagréable et irrespectueux.

Un gros hell yeah à Valérie Lachance, merveilleuse saxophoniste (et choriste par moment) qui nous enchante avec le son du sax basse omniprésent. Des incursions envoûtantes et rythmées qui apportent beaucoup au rap chill de Calamine. Le flow est maîtrisée et Calamine déboule avec ses chansons bien écrites, décomplexées et incisives. “Ça va si vite” dit Calamine avant de caser audacieusement “Officielle Gouine”, une toute nouvelle chanson.

Après comptage des votes et une, un peu longuette, remise des (nombreux) prix, c’est Étienne Coppée qui remporte le concours-vitrine cette année, à notre plus grand plaisir. Entre Calamine et lui, on hésitait, mais il faut croire que les petits regards caméras et les chansons enveloppantes de l’artiste n’ont pas touché que nous. Vivement la saison prochaine !

Crédits photo : Fédérique Ménard-Aubin