Pop Montréal : Charlie Cunningham fait carton plein au Centre Phi (+ Thierry Larose)

LIVE REPORT – En cette journée historique de marche pour le climat, on a trouvé bon d’aller écouter Thierry Larose sur notre pause lunch puis Charlie Cunningham pour bien finir la journée. On n’oubliera pas ce 27 septembre.

L’avantage de jouer à midi quinze, aux jardins Gamelin c’est que plus formateur que ça, tu meurs. Entre les conditions de plein air, l’heure peu habituelle et les itinérants peu commodes, Thierry Larose a relevé le défi haut la main en ce vendredi de marche pour le climat, dans le cadre de Pop Montréal. Accompagné de basse et batterie, le Québécois en claquette-chaussettes avait la mission d’enchaîner deux sets de 45 minutes.

L’autre avantage, c’est que le jeune homme est en période de rodage, et que cet exercice lui permet de travailler sur un nouveau set, et d’introduire de nouvelles chansons qui paraîtront sur l’album qu’il est en train de travailler avec son équipe. Son premier. On a d’ores et déjà un coup de cœur sur la jolie ballade « Les Éléphants » qu’il glisse après deux reprises, dont « Parasol » de Jesuslesfilles.

Un belle parenthèse ensoleillée avant de nous diriger sur Saint-Laurent pour rejoindre la marche. A noter : Thierry Larose fera la première partie des soeurs Boulay le 17 octobre au Club Soda.

Jamais deux sans trois

Il nous dit qu’il allait revenir avec ses musiciens la dernière fois qu’on le voyait en première partie de RY X en mars dernier. Chose dite, chose faite, Charlie Cunningham était bien de retour à Montréal avec son premier concert en tête d’affiche.

Malgré quelques difficultés rencontrées en arrivant à Montréal alors que la ville voyait défiler 500 000 personnes pour le climat, l’Anglais parvenait à se glisser dans le Vieux-Montréal avec l’aide de l’équipe du Centre Phi. Une salle qu’il connaissait déjà, puisqu’il accompagnait Lucy Rose en mars 2018 dans cette même salle. Si l’acoustique du Centre Phi est remarquable, on regrette que les conditions d’un spectacle sold out soient épouvantables pour les spectateurs. Parenthèse close.

Un trio et du waoh

Entouré de deux musiciens (clavier/trompette et batterie), Charlie Cunningham présente pour la première fois les chansons de son nouvel album Permanent Way. Assis sur une chaise de piano, au milieu de la scène sur la pointe des pieds, la guitare posée sur ses genoux, l’Anglais émerveille le public avec ses digressions hispaniques, toujours de plus bon effet (« Beather », « Lessleg »).

L’ajout de la trompette (bourrée de réverb’) et des nappes électroniques apportent de la profondeur et une autre intensité à ces chansons originellement en guitare-voix. Pour les percussions on est moins sur. Souvent aux balais, la batterie vient accentuer chaque temps, avec des passages aux cymbales pour le côté aérien, et l’usage du cercle pour ne pas trop prendre le dessus sur la guitare (« Don’t Go Far, « Permanent Way », « You Sigh »).

Cela dit, et comme d’habitude avec Charlie Cunningham, on se prend une bonne dose de « waoh » dans la face. En témoignent les cris d’admiration du public qui n’hésite pas à lui lancer des « I love you Charlie » qui font rougir l’artiste. En guise de rappel, retour aux efficaces classiques avec « Blindfold » et « Lights Off » que le Centre Phi reprend en cœur, ne manquant pas de faire apparaître un réel sourire ému sur le visage de Cunningham.

Et puisque le public en redemande encore, l’Anglais réapparaît furtivement pour un deuxième rappel en solo, qui va en surprendre plus d’un : la reprise de « Paper Planes » de M.I.A. Charlie Cunningham n’a décidément pas fini de nous surprendre…

Photos : Emma Shindo

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